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  • : Au café littéraire de Céline
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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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Dorénavant, je vous donne rendez-vous sur http://aucafelitterairedeceline.wordpress.com pour lire mes critiques A bientôt

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Aucafelitterairede Céline

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 21:02

Bonjour,

Si vous avez visité mon blog ces derniers jours, vous avez dû constater le souci de mise en page. Vous avez certainement vu mon message, vous informant que pour pallier à ce problème j'avais créé un nouveau blog : http://aucafelitterairedeceline.wordpress.com.

Aujourd'hui ce souci est résolu, heureusement, mais il m'a décidé à franchir le pas et à changer d'hébergeur. J'ai beaucoup tâtonner au début lors de la mise en place de la nouvelle plateforme overblog, que je ne trouve pas aussi simple d'utilisation que la version précédente. Si je persistais, c'est parce qu'en deux ans ma fréquentation s'est bien développée et que le référencement de mon blog était bon grâce à vos visites. Changer d'hébergeur, c'est comme repartir de zéro de ce point de vue. Ainsi, j'espère vous retrouver sur mon nouveau blog très prochainement et pouvoir recueillir à nouveau vos impressions sur tel ou tel livre.

A bientôt j'espère

Céline

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 12:19
"Le fils de Sam Green ", de Sibylle Grimbert

Résumé

Un puissant financier prévaricateur entraîne les membres de sa famille dans les vastes escroqueries qu'il organise. Alors qu'il prend conscience des méfaits perpétrés par son père, le fils de Sam Green se demande s'il a été victime ou complice du fraudeur.

"Le fils de Sam Green ", de Sibylle Grimbert

Avis de lecture

Je trouve le sujet de ce roman très intéressant. Développer le point de vue du fils, développer son regard sur le scandale qui éclabousse son père et donc par conséquent lui-même, pour ainsi arriver à poser la question de son identité propre : vaste programme bien mené, à mon goût, par l'auteur.

Alors qui est le le fils de Sam Green ? Quel est son prénom, la base de l'identité d'un individu ? Au cours de ma lecture, cela ne m'a pas choquée, mais après je me suis posé cette même question. J'ai encore parcouru à l'instant le livre et non pas de prénom. Quoi de plus étonnant, pour quelqu'un dont toute sa vie repose sur le fait qu'il est le fils de Sam Green. Sam Green, le génie de la finance chez qui tout le monde veut investir, le charmeur et finalement l'embobineur... Qui est le fils de Sam Green ? Au fil du livre, c'est une des questions auquel le personnage tente de répondre. Ainsi, il nous touche, lui qui a travaillé honnêtement et n'a été mêlé en aucun cas à cette escroquerie. Mais il nous révolte, ce fils qui s'est reposé sur son père, qui manquait d'ambition pour réussir, qui n'est pas brillant et ne semble pas vouloir à l'époque briller pour ce qu'il est et sait faire, trop habitué qu'il est à ne pas être reconnu pour lui-même, mais pour sa qualité de fils de Sam Green.

Ce qui m'amène à une autre interrogation : au fond ne se doutait-il pas de la vérité ? De ce fait quelle est sa responsabilité dans tout cela ? Aurait-il pu faire arrêter tout ça ? Si officiellement, il déclare n'avoir rien reçu, la vérité est plus nuancé et certains passages où le personnage expliquait sa position m'ont paru confus. Il nous révèle en effet, à nous lecteur, sa vérité, ses soupçons, et son aveuglement face à la situation. Parmi toutes ses interrogations et les réponses qu'il y apporte, il s'agit du seul point sur lequel j'ai buté.

Pour finir, j'ai apprécié le livre dans sa globalité, ainsi que son personnage et ses états d'âme. Mais je reprocherai à ce livre certaines longueurs. J'ai apprécié la façon dont ce clos le livre, sur le fils de Sam Green forcément, mais cette fois c'est vraiment à lui en tant qu'individu et non comme fils de Sam Green que revient le dernier mot, un mot sur cette quête d'identité et sur l'avenir qui l'attend.

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:31
" Nerverdays ", d'Alizé Meurisse

Résumé

Acteur au sommet de sa gloire, le narrateur jouit d'un grand pouvoir de séduction. Pourtant, lorsqu'il découvre une clinique proposant à des clients fortunés de changer d'apparence pendant 48 heures grâce à une injection d'ADN, il se laisse tenter, manière pour lui de réapprendre les joies de l'anonymat. C'est alors que, sous les traits de cet alter ego "sans qualités", il tombe amoureux et décide d'incarner véritablement cet autre, malgré les dangers que cela peut entraîner. Inévitablement, son état phy­sique et mental se dégrade. Le désir effréné d’être cet homme ordinaire le fait basculer "de l'autre côté du miroir". L'acteur finit par s'identifier totalement à ce rôle que lui a dévolu le hasard. Dans cette ronde des identités bouleversées, le lecteur rentre dans la peau de cet homme, subit lui-même cette métamorphose kafkaïenne… Alizé Meurisse mélange les genres en un vertigineux entrelacs de boucles et de jeux de miroirs inversés. Elle aborde par le détour du récit fantastique, voire du conte moral, la complexité des rapports entre les sexes et systématise le jeu des apparences. Si elle transpose au XXIe siècle Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, c'est pour mieux le retourner.

" Nerverdays ", d'Alizé Meurisse

Avis de lecture

En quelques mots, je dirais original, percutant, vulgaire, cultivé. Maintenant, je développe :

Original : si vous croisez ce livre en librairie, ne vous contentez pas de la quatrième de couverture qui dit ceci : « C’est la tension qui compte », phrase, extraite de la page 101, prononcée par le narcissique narrateur. Bon vous avez peut-être déjà lu le résumé que j’ai pris sur le site de la maison d’édition, alors l’originalité, vous avez compris où elle se situe. C’est ce résumé-là qui éveilla mon intérêt. Changer d’apparence grâce à une injection d’ADN pour redevenir un temps quelqu’un d’anonyme, redécouvrir la vie, mais pour notre héros, cette expérience va le changer. Voici un livre qui cible la catégorie des peoples et dont le regard averti et franc du narrateur m’a beaucoup plu. Si vous recherchez une lecture déroutante, insolite, c’est vers ce livre qu’il faut aller.

A noter aussi l’emploi récurrent de l’anglais. oui parlais anglais c’est classe, ici, cela donne un air branché au personnage, seul souci pour moi, c’est que parfois je ne les comprenais pas, obligé d’utiliser un traducteur, mais bon je ne peux m’en prendre qu’à mon faible niveau.

Percutant : tout d’abord, ce mot qualifie mon impression à la lecture des premières pages. Mais cela s’applique aussi bien au propos du narrateur qu’au style de l’écriture. Voici une citation : « Ma vie entière est une publicité pour une voiture silencieuse avec intérieur cuir : il a l’argent, il a le pouvoir, il a une Audi, il aura la femme. Des caisses j’en ai plus d’une et des femmes j’en ai des caisses. ». Il y a ainsi plusieurs phrases de ce style, de nombreux jeux de mots, qui pimentent la lecture.

Vulgaire : En soi, notre acteur est vulgaire, dans sa façon de parler, et ceux tout au long du livre. De plus, il est très porté sur le sexe, la recherche de nouvelles conquêtes, ce qui nous vaut des passages crus et vulgaires, mais cela fait partie du personnage. Il est conscient de ne pas nous être sympathique, il le dit clairement p. 9, mais même à travers « ces caractères d’imprimerie qui n’ont ni [son] charme légendaire ni [son] torse musclé », il séduit le lecteur.

Cultivé ; oui, si notre personnage est vulgaire, il est aussi cultivé, car je ne compte pas les référence littéraire, cinématographique ou même philosophique qu’il fait. Cela surprend vu le personnage, et il semble du coup plein de contrastes.

Pour conclure, il est clair que lorsqu’on lit ce livre, on peut penser au Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde. Cet homme immoral qui en souhaitant conserver sa jeunesse et sa beauté, se perd lui-même et sombre dans la déchéance. Ici l’auteur prend le contre-pied, car ce n’est pas la beauté physique qu’il recherche, puisqu’il l’a déjà, c’est la normalité, l’anonymat. Un rôle qu’il endosse et dans lequel il se perd, il s’englue, je trouve le terme adéquat. J’ai apprécié le conflit intérieur qui apparait entre ce souhait de l’anonymat retrouvé et l’envie d’être reconnu pour ce qu’il est – c’est-à-dire le célèbre et bel acteur – malgré son apparence de type normal. Et la fin inattendue clos parfaitement le livre, que demander de plus. Voici un livre qui, conforme au souhait du narrateur, va rejoindre ma bibliothèque, « une nouvelle brique dans mon mur ».

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 12:12
" Kinderzimmer ", de Valentine Goby

Résumé

En 1944, à Ravensbrück. Mila, 22 ans, est internée dans ce camp de concentration majoritairement féminin. Les détenues trouvent en leur âme la force de survivre et d'imaginer un lendemain. Mila ignore qu'elle est enceinte...

" Kinderzimmer ", de Valentine Goby

Avis de lecture

J’ai constaté que cette année encore la guerre est un sujet qui nourrit un certain nombre de roman. La nouveauté est à chercher dans un nouvel angle d’approche (comme c’est le cas ici) ou encore dans le sujet puisque certains livres s’attachent à parler de la guerre en Afghanistan par exemple.

Pour revenir à Kinderzimmer de Valentine Goby, un roman que j’ai lu avec plaisir, le 1er chapitre met en scène Suzanne Langlois, rescapé du camp de Ravensbrück, intervenant dans un lycée. Son intervention ne se déroule pas tout à fait comme d’habitude et là voilà qui se replonge dans son passé au camp. Tout y passe : son arrivée, le quotidien, le travail, les conditions de vie (la mort, les maladies, la faim, etc) et la façon dont elle s’en sort. J’ai été un peu perdue au moment où l’on plonge dans son passé. Plus de Suzanne, c’est d’une Mila dont il est question. Cela manque de clarté au début, car Mila semblait être une autre personne, dont Suzanne serait la cousine, enfin c’est ce que j’ai cru comprendre, avant de me rabattre sur l’hypothèse (avéré en avançant dans le récit) que Mila est une autre identité. Mila celle qui a vécu le camp.

Le sujet du roman est donc cette Kinderzimmer, qui n’intervient qu’après une bonne moitié de lecture. Mila arrive au camp enceinte, mais cache sa grossesse à tous et presque même à elle-même dans le sens où elle ne veut pas reconnaitre cet enfant qui grandit en elle. Mettre un bébé au monde dans un camp, cela ne s’est apparemment jamais vu à Ravensbrück. Elle trouve finalement du soutien auprès de quelques autres femmes qui l’aident, la protègent. S’il n’a pas été facile de s’émouvoir, d’éprouver de l’empathie pour Mila, j’ai tout de même été sensible à ses interrogations face à sa grossesse, à ce qui grandit en elle. Mila cette jeune femme fragile, qui ne connait rien du déroulement d’une grossesse. Son ventre, elle le considère comme un lieu que les allemands ne pourront s’approprier, tant qu’elle gardera le secret. A la naissance, le même sentiment de possession l’envahit, alors qu’elle doit nommer son enfant. L’existence de la kinderzimmer nous est alors dévoilée. Peuplé d’autres bébés, tous âgés de trois mois maximum, leur durée de vie maximale d’après Sabine la surveillante en quelques sorte. Dans cet endroit, Mila va connaitre joie, tristesse, deuil, et espoir.

Le livre regorge de réflexions très pertinentes qui nous font réfléchir sur la vie dans les camps, la notion de guerre et son début, sa fin, sur la mémoire, le rapport entre l’histoire et l’Histoire. J’ai notamment apprécié ce passage qui s’attache à parler de ce qu’est perdre et gagner la guerre. Pour Mila, l’Allemagne n’aura pas totalement gagné tant que des déportés seront toujours envie dans les camps, tant que la vie s’y accomplira (le camp c’est la vie comme ailleurs, dit une des proches de Mila. Ils mangent, travaillent, dorment, etc…). De même l’Allemagne n’aura jamais vraiment perdu, car Teresa, Lisette, et tant d’autres sont morts dans les camps.

A la fin du roman, j’ai également apprécié cette réflexion sur la petite histoire et la grande histoire. La petite étant celle de Mila, la grande, celle que les lycéens à qui elle parle apprennent, celle que nous-mêmes avons appris.

Dans son écriture, j’ai noté que Valentine Goby utilisait fréquemment de longues phrases descriptives, faisait de longues énumérations de noms, d’actions, comme pour souligner la pesanteur de la vie dans les camps. J'ai trouvé son écriture juste dans le ton et le style pour retranscrire cela. Pour les thèmes qu'il aborde et la façon dont l'auteur y incorpore des réflexions j'espère que ce livre marquera la rentrée littéraire auprès de nombreux lecteurs.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:57
" Tartes aux pommes et fin du monde ", de Guillaume Siaudeau

Résumé

Un garçon et une fille s’éprennent tandis que la caissière cherche laborieusement le code-barres d’une boîte de maquereaux. Il s’attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux. Puis il remercie la propriétaire de son petit appartement pour la tarte aux pommes qu’elle lui apporte. En un mot il apprécie la vie telle qu’elle est. Mais, s’il a bien compris que les chiens ne volent pas – contrairement aux claques – il ignore encore l’usage que l’on peut faire d’un revolver.

" Tartes aux pommes et fin du monde ", de Guillaume Siaudeau

Avis de lecture

Voici un premier roman au résumé bien étrange. Lorsque je l'ai lu, je l'ai trouvé décousu, un peu, il est donc difficile de se rendre compte de l'histoire. Mais je vous rassure, ce sentiment s'estompe à la lecture. On comprend ce que signifie cette histoire de chiens qui ne volent pas, etc.

Le livre se compose de courts chapitres, qui sont autant de brides de vie, de souvenirs ou de sentiments que nous livre le narrateur. Ce qu'il en ressort au fil de la lecture et ce basculement du narrateur dans un état de torpeur et de dépression, notamment à cause de sa rupture avec Alice. Au final, du narrateur, nous ne connaissons pas son nom,. Nous le suivons dans sa vie, dans ce qu'il veut bien raconter. Mais dans cet anonymat, avec l'utilisation de la 1ere personne, n'y aurait-il pas à chercher un caractère impersonnel aux brides de vie racontées, dans le sens où l'auteur s'attacherait à raconter les aléas de la vie, une histoire qui peut arriver à chacun ?

A noter que le ton humoristique et décalé rendent cette lecture agréable, j'ai particulièrement apprécié cela. En bref un livre sympathique grâce à la tonalité du récit, un narrateur qui nous interpelle et un livre faussement léger.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 19:25
L'ascension du gouverneur, de Robert Kirkman et Jay Bonansinga

Résumé

Dans l’univers de The Walking Dead, il n’y a pas plus méchant que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens – complètement déviant – de la justice, qu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient… Sa rencontre avec les héros de la série couvre plusieurs épisodes et en constitue le point fort. Mais aucune explication sur la cause de sa folie et ses manies n’est donnée : pourquoi aime-t-il se détendre en regardant la « télé » (c’est-à-dire 53 aquariums remplis chacun d’une tête de zombie animée) ? Pourquoi a-t-il des rapports malsains avec Penny, une zombie de 12 ans qu’il garde en laisse et à qui il a arraché les dents pour pouvoir l’embrasser ? L’Ascension du Gouverneur décrit son parcours et celui de ses proches depuis le début de l’invasion Z jusqu’à la prise du pouvoir à Woodsbury. Il s’attache ainsi au premier mois de l’invasion, période non couverture par la BD puisque Rick la passe dans le coma.

L'ascension du gouverneur, de Robert Kirkman et Jay Bonansinga

Avis de lecture

Ce roman vient compléter la BD Walking dead et notamment approfondir l’un des personnages forts de la série qui apparait au 4 ou 5e tome. Il s’agit de Philip le gouverneur, ce tyran qui est arrivé à créer une petite communauté et qui est prêt à commettre toutes les atrocités pour que rien ne la menace, quitte à tuer, torturer d’autres hommes.

Ce livre commence juste après l’épidémie. Philip, sa fille Penny, son frère Brian, et deux amis Nick et Bobby tentent de rejoindre Atlanta où se trouverait un refuge. Les auteurs mettent l’accent sur la différence entre les deux frères. L’aîné plus chétif, plus trouillard et plus intellectuel que Philip, qui a toujours été une sorte de meneur. Ryan est d’ailleurs en admiration devant son ami. Bref, c’est Philip qui mène la bande, mais il ne faut pas perdre de vue qu’il fait tout cela, avant tout pour sa fille. Sa fille est tout ce qui lui reste depuis la mort de sa femme. Chacun tente de préserver la fille de Philip, mais celle-ci est visiblement traumatisé, très renfermée et silencieuse. Leur périple pour arriver à Atlanta nous permet de cerner la dynamique du groupe et de cerner chaque personnage.

La deuxième partie du livre se déroule à Atlanta, où l’ampleur de l’épidémie et la désillusion se révèle. Il faut survivre et ne plus espérer de sauvetage. Philip s’est particulièrement endurci depuis le début du livre. Automatiquement, on fait le lien entre cela et le fameux gouverneur que l’on connait. Toutefois, le groupe connait un peu de répit en croisant une famille composée du père et de ses deux filles, même la fille de Philip semble s’épanouir. Une nouvelle dynamique de groupe s’organise et tout semble bien fonctionner jusqu’à une faute commise par l’un des hommes. Une faute qui va les contraindre à reprendre la route, leur présence n’étant plus tolérer par les deux filles.

C’est alors que la troisième partie, la partie la plus tragique, celle qui signe le tournant de l’histoire. Philip, sa fille et les deux autres veulent filer au Sud, pour échapper à un hiver trop dur. Mais leur rencontre avec un groupe visiblement décidé à les dépouiller, voire à les tuer, va nous révéler un Philip méconnaissable. Je ne vous apprends pas ce qu’il advient de sa fille, et le côté morbide de sa relation avec elle, mais voilà cela crée un vrai malaise et de fortes tensions dans le groupe, notamment lorsqu’ils finissent par atterrir dans une grande communauté, peu accueillante, et visiblement soumise à deux brutes faisant leur loi. Le dénouement du livre est totalement inattendue, je n’en croyais pas mes yeux, sans exagérer. Mais ce retournement de situation fut à mon goût trop brusque. Les auteurs auraient peut-être dû laisser des pistes, montrer une évolution comme cela a été bien fait avec le caractère de Philip. Pas prête pour cela, je suis un peu dérouté après coup et je me dis que cela colle peu avec l’image que nous renvoie la BD du gouverneur, mais quoi qu’il en soit l’effet de surprise est réussi et je vais lire la suite par curiosité pour voir comment cela évolue.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 11:39
Les sorties littéraires : août 2013
Les sorties littéraires : août 2013
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Les sorties littéraires : août 2013
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 09:30
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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 19:35

Pour moi, l'heure des vacances a sonné. Ma valise est prête pour deux semaines de soleil et de belles lectures en perspective.

Avant de partir, je voulais vous préparer une sélection de livres. Peut-être les avez-vous vu un jour, sans avoir eu le temps de les lire. Dans le cas contraire, j'espère qu'ils vous feront envie :

- Dolfi et Marilyn, de François Saintonge (un gros coup de coeur pour la rentrée littéraire de janvier. Imaginez dans un futur proche, un historien spécialiste de la 2nde guerre mondiale gagnant un clone d'Hitler, et se retrouvant ensuite à prendre en charge celui de Marilyn Monroe... Petit problème, l'un est un clone interdit, l'autre un clone illégal. Si ce roman a des airs de science-fiction, il se range bel et bien dans les romans français)

- Le mec de la tombe d'à côté et sa suite Le caveau de famille, de Katarina Mazetti (ils sont sortis depuis quelques temps déjà, mais si vous ne les avez pas lus, il le faut, bons moments garanti)

- L'Hypnotiseur, de Lars Kepler (enfin sortie en poche, et j'en garde un très bon souvenir)

- Maurice et Mahmoud, de Flemming Jensen (celui-là, je l'ai lu en mai alors que j'étais en vacances, donc, oui, je vous le conseille vivement pour les vôtres. C'est un cocktail d'humour. Je l'ai lu dans l'avion, le matin en attendant que la douche soit libre, que le repas soir prêt, etc. Bref, toutes les occasions étaient bonne pour lire ce livre que j'ai dévoré)

- Un employé modèle, de Paul Cleave (vous aimez plonger dans la tête d'un tueur en série, ce livre est donc à découvrir)

- Juste une ombre, de Karine Giebel (ce livre vous assurera un peu de frisson par cette chaleur)

- Ferrailleurs des mers, de Paolo Bacigalupi (pour vous ou votre ado, vous apprécierez peut-être l'originalité de l'univers, la maturité des personnages et la succession)

- Le chapeau de Mitterrand, d'Antoine Laurain (paru en poche depuis mars, ce livre vaut le détour. C'est un régal de découvrir ces personnages qui s'approprient ce chapeau. Un chapeau qui semble posséder le pouvoir de changer leur vie, de la rendre meilleure)

A suivre le 1er août, une sélection de livre à paraitre en août, ainsi que le rendez-vous (Et vous que lisez-vous?) au cours du vous pouvez me dire à votre tour ce que vous avez aimé lire et ce que vous lirez.

Mon avis de lecture de Walking dead, L'ascension du gouverneur, paraitra à mon retour de vacances, faute de temps.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 15:21
" Ferrailleurs des mers ", de Paolo Bacigalupi

Résumé

Fin du XXIème siècle, ère post-pétrole, les Etats-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu’ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture. Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ?

" Ferrailleurs des mers ", de Paolo Bacigalupi

Avis de lecture

Je remercie Anne et Arnaud ainsi que les éditions Au diable Vauvert de m'avoir permis de lire ce roman pleins d'aventures. Je connaissais l'auteur de nom par son précédent livre "La fille automate", même si je n'ai pas eu l'occasion de le lire. Lire son deuxième roman m'a tentée, même s'il est estampillé roman jeunesse, car je ne doutais pas qu'il avait crée un univers fort complet et original. Et de ce côté là je ne fut pas déçue. Le premier chapitre nous amène directement au côté de notre héros, Nailer. Il nous embarque dans un univers particulier, avec ses codes, son vocabulaire et ses croyances aussi. Nailer, jeune garçon (13 ou 14 ans je crois) fait parti des Légers, une équipe composée d'enfants, chargée de désosser de vieux navires pour en rapporter du cuivre, qui est ensuite revendu. C'est un univers impitoyable qui est nous est dévoilé dans les 5 premiers chapitres. Ce qui compte, c'est de survivre et les enfants sont vite propulsés dans ce monde d'adulte dur où, sans protecteur, il ne fait pas bon de vivre. Ce sont justement ces conditions de vie difficiles qui fait que l'on s'attache à Nailer. Depuis la mort de sa mère, la vie n'est pas rose pour lui et il subit les comportements lunatiques et violents de son père. Son temps, il le partage donc surtout avec son équipe et notamment Pima, la chef d'équipe, qui peut s'apparenter à une grande soeur pour lui.

Après nous avoir installé dans ce milieu, l'auteur passe à l'action. La tempête est fini, Nailer et Pima découvre un clipper échoué. Rappelez-vous c'est la loi du plus fort, alors quand ce bateau pleins de richesse apparait, il ne songe qu'à cacher le butin. Hors à son bord, une fille de riche est encore vivante et Nailer refuse de la tuer. Mais les ennuis commence alors que Richard Lopez et sa bande découvre le bateau puis l'endroit où se cache son fils Nailer, Pima et la jeune survivante. Lorsque l'on apprend réellement les origines de Nita et le fait qu'elle se trouve au coeur d'un conflit, les choses se compliquent encore.

C'est le début de l'aventure, on ne s'ennuie pas un instant. Nos personnages s'en remettent à la chance et au Destin, les seuls dieux admis dans ce monde hostile. Car s'il y a bien une chose que comprennent les ferrailleurs et ceux vivant dans les bidonvilles, ce n'est pas par le travail que l'on améliore sa vie, c'est avec de la chance et le Destin que l'on saisit lorsqu'il se présente. Il se trouve que Nailer a de la chance à revendre justement. J'ai vraiment aimé suivre la fuite de Nailer et Nita, qui du coup nous amène à en savoir plus sur le monde dans lequel ils vivent, un monde où la misère et la richesse se frôlent mais ne se mélangent pas. Par contre, j'ai eu du mal à apprécier le personnage de Nita, parfois très hautaine, mais aussi menteuse et fausse avec ceux qui l'ont sauvée. Mais au contact de Nailer, le coeur sur la main, on sent qu'elle change.

Ce livre mérite qu'on en parle. L'auteur m'a emportée dans son univers atypique et son écriture très vive, fait que j'ai eu du mal à lâcher ce roman. J'ai aussi apprécié la maturité de ces jeunes personnages, forcée par le monde dans lequel ils vivent.

A noter qu'en octobre 2013, sort Les cités englouties, la suite de Ferrailleurs de mers. Il est présenté comme une suite, mais le résumé que j'en ai vu ne mentionne pas Nailer ou Nita, alors je me demande si ce livre n'est pas destiné à approfondir l'univers crée par l'auteur. Affaire à suivre...

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature ados-jeunes adultes
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