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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 22:21
" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Résumé

Né à Istanbul, Asil enseigne à l'université du Bosphore. C’est alors qu’il rencontre un certain Nikos Askaris, qui lui fait une étrange révélation : il est le descendant de l’empereur de Byzance.
Constantin disparut en 1453 lors de la prise de Constantinople par Mehmet le Conquérant. Avant de mourir en 1475, il confia sa fortune et son trône en exil au Nomophylax, organisation secrète chargée de veiller sur ses descendants jusqu'à ce que l'un d'entre eux reprenne la place qui lui est due. Asil accepte de prêter serment et de se soumettre aux épreuves du Nomo. Héritier des Paléologues, il part à la découverte de Byzance et de sa civilisation. Ainsi commence un périlleux voyage initiatique de Ravenne à Venise, de Mistra à Antioche, d’Istanbul jusque dans les arcanes du British Museum, sur les traces d’un incroyable secret.

" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Avis de lecture

Voici un roman pleins d'érudition, un roman que devraient apprécier les amoureux d'histoire en général et de l'histoire de l'empire byzantin en particulier. Mais si vous n'êtes ni l'un ni l'autre, si vous aimez ce qui a trait à l'histoire sans plus, si c'est l'intrigue autour d'un ou plusieurs personnages qui vous motive, je pense que vous y trouverez aussi votre compte. Pour ma part, je me range plutôt dans la deuxième catégorie.

Dans un premier temps, nous faisons avec Asil (qui est aussi le narrateur), sa famille, des amis. C'est un personnage très intelligent, qui se passionne véritablement pour sa ville, Constantinople, pour son architecture et son histoire notamment. Il peut aussi nous apparaitre étrange dans son rapport aux autres (et notamment ses relations avec les femmes), au monde, aux animaux, notamment lorsqu'il s'approche de lions. Très vite, environ à la page 40, on lui révèle son illustre ascendance et le voilà embarqué dans une longue année d'apprentissage avant de subir des épreuves devant le conduire à connaitre et réaliser la dernière clause du testament de son ancêtre Constantin XI.

Il y a de longs passages essentiellement dédiés à l'histoire de Byzance. Si j'ai pris plaisir à en lire certains (la tonalité parfois teintée par l'humour du narrateur y contribuant), d'autres fois la tonalité était plus formelle et m'a un peu lassée. L'intrigue romanesque s'en retrouvait à certains moments évincée. Mais je la retrouvais un peu plus loin. J'ai apprécié les passages où il relève les diverses épreuves et voyage à travers le monde. J'ai aussi apprécié le mystère qui court autour de ses origines, notamment le mystère autour de son père américain. L'histoire prend un tournure intéressante avec l'apparition de Mistral. Un peu d'action s'insinue aussi lorsqu'on attente à sa vie et qu'un traitre semble se cacher dans cette organisation (le Nomo) qui protège l'héritier et l'héritage de l'empereur de Byzance en exil.

Une petite particularité dans le livre est la manière dont l'auteur, Selçuk Altun, se met en scène dans le roman, en tant qu'auteur, en tant qu'ami du narrateur également . Il apparait dans diverses situations à des moments suscitant la surprise d'Asil. Même le titre du roman est repris par le narrateur comme étant un roman qu'il prépare (ceci était bien sûr un alibi pour Asil afin de justifier ses recherches)

Pour conclure, c'est un roman initiatique, globalement plaisant, où le personnage est donc amené à découvrir ses origines. Byzance nous apparait auréolée de mystère, belle et riche culturellement. Je reconnais la qualité de ses passages, mais, le sentiment que j'ai, quelques jours après avoir fini ce roman, est que les longs passages dédiés à l'histoire de Byzance le sont parfois trop, au détriment du côté romanesque.

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature étrangère
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commentaires

miriam 04/10/2013 14:13

Je me situerais plutôt dans la première catégorie de lecteurs! Toute cette érudition m'a intéressée. Les références à Cavafy et Séferis aussi qui sont des poètes que je porte aux nues! En revanche, l'intrigue m'a agacée, j'ai eu impression d'un remake du Da Vinci Code que j'avais détesté. La lourdeur du style et la mise en scène narcissique ont détruit l'intention poétique.