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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:32

je suis une legendeRésumé

 

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...

Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.

Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

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Avis de lecture

 

   J'ai été aussi emballée par cette lecture que par celle des Faucheurs sont les anges, d'Alden Bell (dans celui-ci ils s'agit de zombies par contre et non de vampires). Oui, je sais que ce livre est sorti en 1954. 1954 ?!!! Ce livre n'a vraiment pas pris une ride et aujourd'hui encore il touche des lecteurs. Il faut dire que les thématiques apocalyptiques séduisent ces derniers temps. Comme beaucoup, j'ai vu le film dans lequel a joué Will Smith (film que j'ai adoré) et cela m'a donné envie de lire le livre. Je suis frappée par les différences entre le livre et le film, mais cela ne m'a pas dérangé dans ma lecture, loin de là.

     Le livre se découpe en 3 parties intitulé Janvier 1976, Mars 1976 et pour la dernière Juin 1978. Dans la première partie, c'est en quelque sorte le déroulement des journées de Robert Neville qui nous est raconté. Lui vivant le jour, les autres (qui ne sont pas nommés au début, comme pour signifier le rejet de leur existence peut-être) se répandant dans les rues la nuit. On comprend bien vite que ceux qu'ils ne nomment pas sont des vampires, lorsqu'il cueille de l'ail, confectionne des pieux. La nuit, il les entend rôder autour de sa maison. Il boit, il met la musique très forte pour ne pas les entendre. Et il y a le personnage de Ben Cortman, qui lui demande chaque soir de sortir. C'est le seul à parler. Le lien entre Neville et Cortman va s'éclaircir dans les autres parties, de même que son lien avec Virginia et Kathy qu'il voit dans ses rêves.

    Dans le deuxième partie, Neville fait des expériences pour comprendre la maladie et peut-être trouver un remède. Ce qui m'a énormément plus ici, c'est la manière dont l'auteur analyse le mythe du vampire en faisant référence à Dracula, Van Helsing, aux croyances Moyen-âgeuse et à tous ce qui est censé repousser ou tuer le vampire selon les croyances populaire, c'est-à-dire : la croix, le miroir, le soleil, l'ail, le pieu. Neville reprend un à un ces points et va les analyser. C'est là que j'ai été bluffée par le récit. Il explique par exemple que la peur de la croix ne s'applique pas à des athées ou tout autre croyant que les chrétiens, la peur du miroir résulte d'un réflexe psychologique de rejet de leur nature de vampire, etc. Neville en vient aussi à se procurer des ouvrages de médecine, de physiologie, d'anatomie, un microscope. Il en vient à identifier la bacille, la cause de la transformation en vampire. Sa rencontre avec un chien va l'éloigner de ses recherches et lui rappeler à quel point la solitude est pesante. Mais comme il est écrit "l'idée de mettre fin à ses jours ne l'avait même jamais effleuré " (p.126), bien qu'il considère le combat qu'il mène comme vain. " La vie était-elle  donc plus forte que les mots et la volonté? Etait-ce la nature qui veillait à entretenir l'étincelle en lui, malgré  ses écarts de conduite ? "(p.126). Ce qu'il advient du chien et du lien que crée Neville avec, je vous laisse le découvrir.

Il y a une phrase (je suis contente d'avoir réussi à la retrouver) qui m'a marquée. Cette phrase a été écrite en 1954 et pourtant c'est tout à fait le genre de phrase qui s'applique à notre société aujourd'hui : "Vers la fin la presse à sensation avait répandu une crainte maladive des vampires aux quatre coins du pays.  Il se rappelait la débauche d'articles pseudo-scientifiques qui ne visaient qu'à entretenir la peur afin de stimuler les ventes. Il y avait quelque chose de sinistrement burlesque dans cette course effrénée au profit alors même que le monde était en train de mourir..." p.151. Pour faire une parenthèse, cela m'a fait pensé à ces émissions qui étaient diffusés sur la TNT, au sujet de la fin du monde, cet été. Et bien j'en avais regardé une partie par curiosité, elle m'a travaillée pendant quelques jours... Et quand je vois tous les livres qui sorte à ce sujet et à côté les horoscopes pour 2013... Bref, la recherche du profit... Mais revenons au livre, c'est blog littéraire ici !

     Dans la troisième partie du livre, il y a un retournement de situation. L'apparition d'une femme, chose impossible, et pourtant vraie, fait basculer toute les certitudes. Resterait-il d'autres humains ? Neville n'est pas naïf pour autant, et tient à s'assurer qu'elle n'est pas contaminée. Mais s'il s'avère qu'elle l'est, que fera-t-il? Un cas de conscience s'impose à lui. La femme, Ruth, se montre curieuse et cherche à savoir ce qu'il sait des vampires et il lui raconte ce qu'il a découvert. Cette rencontre va-t-elle être salutaire ou non pour Neville ? Est-il vraiment seul ? Non il ne l'est pas, mais malgré tout c'est la fin d'un monde dont il est le dernier représentant. Hors toute fin annonce le début de quelque chose d'autre. Je n'en dis pas plus, mais les deux dernières pages et la dernière phrase sont magnifiques.

A lire absolument !!!

 

Je me permets de vous suggérer deux lectures, dans le même registre, sauf que le monde n'est pas dévasté par l'apparition des vampires, mais des zombies. A noter que pour Vivants, l'originalité se situe dans le fait que c'est la vision du zombie qui nous est communiqué  :

Les faucheurs sont les anges couv   9782352945277

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Science-fiction
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commentaires

Gilbert Laporte 17/12/2012 21:49

Je suis en train de relire l'intégrale des nouvelles de Richard Matheson. C'est un de mes écrivains préférés et il était vraiment moderne pour l'époque. Ce romancier est le précurseur de Stephen
King, notamment dans "Duel" avec le camion qui poursuit un automobiliste.

aucafelitterairedeceline 18/12/2012 09:27



Oui, il était moderne pour l'époque, cela transparait très bien dans Je suis une légende. C'est une chose qui m'a épatée. J'ai tellement aimé celui-ci, que je vais me procurer ses autres
livres prochainement. Je pense lire ses nouvelles ou Le jeune homme, la mort et le temps pour commencer, j'hésite encore.


Je viens de voir sur votre page facebook que vous mentionnez un second manuscrit... Bonne continuation pour son écriture.


Merci pour votre commentaire et bonne lecture.