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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 17:47

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Résumé

 

Il s'appelait Tristan, il avait trois cents ans, il avait connu toute la gamme des passions humaines. Une tempête vient de l'abattre, et c'est une nouvelle vie qui commence pour lui.

Planté sous Louis XV, ce poirier nous entraîne à la poursuite du terrible secret de ses origines. Des guerres de religion à la Révolution française, de l'affaire Dreyfus à l'Occupation, il revit les drames et les bonheurs dont il a été le témoin, le symbole ou la cause.

Mais, s'il est prisonnier de sa mémoire, il n'en reste pas moins lié au présent, à travers ce qui reste de lui : des racines, des bûches, une statue de femme sculptée dans son bois, et les deux êtres qui ont commencé à s'aimer grâce à lui.

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Avis de lecture


    Quelle idée originale que d’écrire un livre où l’arbre est le principal protagoniste ! A travers cet arbre, c’est un regard extérieur qui est porté sur l’être humain, mais c’est surtout un arbre qui du haut de ces 300 ans a beaucoup vu et vécu par le biais des humains.

    J’ai bien aimé ce livre, mais étrangement lorsque j’essaie d’en parler, j’ai dû mal à synthétiser mes propos, à en parler de manière ordonner, peut-être à cause des micro-histoires qui se chevauchent dans ce livre. Pour ce livre, cela me parait plus facile d’exprimer mon ressenti par écrit.

    Le livre commence par la chute de cet arbre, nommé Tristan par ces derniers propriétaires. Cette chute ne signifie pourtant pas sa mort, mais un renouveau dans sa vie d’arbre. L’histoire de Tristan nous est dévoilée depuis ces débuts par Yannis, un critique d’arbre, mais aussi par Tristan lui-même au fil du livre. Mais ce qui domine est son lien avec Yannis et Tristane, la petite fille qui lui a confié un terrible secret et pour qui l’arbre est un second père, un confident. C’est par le lien fort tissé avec ces deux personnages que l’arbre survit.

    L’arbre transformé en statuette, œuvre d’art de Manon (qui se surnomme Tristane), reprend conscience lorsque l’on pense à lui. Ainsi il reste un temps connecté à la vie de Tristane ou de Yannis et l’on apprend ce qu’ils sont devenus. Mais sa conscience au fil du livre s’endort et se réveille successivement. Par exemple, p. 105, il reprend conscience le jour de sa mise en vente aux enchères pour la sauvegarde de la forêt amazonnienne. Ce moment est aussi celui des retrouvailles entre Tristane et Yannis. C’est le début d’une histoire d’amour triangulaire entre eux deux et l’arbre, qui les lie l’un à l’autre. Mais cet amour des arbres va aussi les séparer.

    Que dire de ce personnage principal ? Tristan, déjà ce nom l’humanise, de même que son contact avec les humains. Il pense, il ressent des choses, des sentiments, qui ne sont en fait que la projection de ceux que lui envoient les humains. Du fait de sa chute, il est privé de tout contact avec les autres arbres, pourtant sa conscience reste en éveil. Il se demande pourquoi il survit, s’il a une mission. Parallèlement à la force du lien que Tristane a tissé avec lui, apparait aussi une mystérieuse voix qui l’appelle. Il rejette d’abord cette voix, il veut continuer à vivre.

En tant qu’arbre, il porte aussi un regard sur son espèce. Il parle de leur mode de communication, de leur façon de survivre. Un point m’a marquée, lorsqu’il se qualifie  d’ « arbre occidental », c’est-à-dire d’arbre à la conscience individuel à l’image de la société qui l’a planté, par opposition aux arbres de la forêt amazonienne, qui se caractérise par une conscience collective à l’image du peuple qui y vit.

Pour conclure, c’est un livre plaisant à lire, et où l'on sent que l’auteur y ajoute des réflexions personnelles à propos de la relation entre l’homme et la nature. J'ai vraiment aimé suivre l'histoire de cet arbre qui nous touche. Mais ce qui nous touche irrémédiablement c'est aussi les autres histoires, celles des hommes qui lui sont associés.

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature française
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