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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 16:33

book cover l alcool et la nostalgie 159839 250 400 Résumé

 

Réveillé en pleine nuit par un coup de téléphone de Jeanne qui lui apprend la mort de Vladimir, Mathias part dans l'heure à Moscou pour y retrouver celle qui reste, son amour défunt.
Dans la douleur du deuil, au cœur d'une ville déboussolée, vaste terrain vague peuplé par des ombres, les anciens amants se retrouvent brièvement réunis autour de la dépouille de leur ami. Mais il va falloir l'escorter jusqu'à son village natal, au fin fond de la Sibérie, pour l'y enterrer. Un voyage que Mathias effectuera seul aux côtés de son compagnon silencieux, à bord du célèbre Transsibérien qui relie Moscou à Vladivostok.
Trois mille kilomètres à parcourir à travers une fabuleuse succession de paysages, et autant de souvenirs de la féroce et complexe histoire d'amour qui met en scène les trois complices dans les lieux interlopes de la capitale Russe, au milieu des volutes d'opium. Dans ce récit, s'invitent également en résonance l'histoire politique et culturelle russe : la Guerre Civile menée par Trotsky, les goulags racontés par Chalamov, les Premiers Honoraires de Babel.
Un texte où les ombres de Dostoïevski, Axionov et Gogol ne sont jamais bien loin... Tout comme Tchekov, qui prétendait que face à la mort, il ne reste que l'alcool et la nostalgie.       

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Avis de lecture

 

   Ce voyage en train est un moyen d’évoquer la Russie, son histoire (la guerre, les goulags…) mais aussi ces illustres personnages, ses poètes, ses écrivains. Chaque halte fait référence à cela. De même, chaque halte permet au personnage, Mathias, de se souvenir de son ami Vladimir (dit Volodia), de leur rencontre, de la relation qui les unissait tous les deux à Jeanne, etc.

   Tout cela, il le fait en s’adressant à son ami décédé : « ce que tu peux nous faire faire comme connerie, Vladimir », p.21. Il lui confie aussi des choses, qu’il ne lui a jamais dit, ou n’a jamais osé dire auparavant. Ce voyage est donc aussi l’occasion pour Mathias de faire ses adieux, peut-être de faire le point sur leur relation, sur Jeanne, sur lui.

   On voit qu’une grande amitié s’est nouée entre eux, mais avec Jeanne, ils formaient un triangle amoureux (un moment il les compare à des poupées russes). Jeanne s’est éloignée de Mathias, non pour Vlad, mais à cause de la Russie dont elle est amoureuse. Il dit même à un moment que la Russie est faite pour elle. Jeanne apparait comme un personnage plus indépendant. Elle était le lien entre Mathias et Vladimir, eux n’avaient qu’elle, alors qu’elle elle avait sa passion pour la Russie.

   La mort de Vladimir laisse apparaitre une nostalgie, une tristesse chez le personnage. Sa mort a cassé l’amour qu’il y avait dans ce trio parfait. Elle a aussi permis à ce trio de se détacher de leur histoire communes : « je profitais de votre chaleur à tous les deux, j’oubliais mon vide intérieur dans cette cavité d’amitié », p.75.

 

   C’est un court récit très bien écrit, assez triste, mais l’histoire de ce trio est tout de même touchante. J’ai aussi aimé les évocations que l’auteur fait de la Russie, des poètes, écrivains... Connaissant brièvement la vie, l’œuvre de Mandelstam ou de Chalamov, leur mention est une des choses qui m’avait interpelée lorsque j’ai lu le résumé de ce livre.

 

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature française
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