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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:23

philosophe qui n'était pas sageRésumé

 

Deux destins qui s affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.

 La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l on disait philosophe, s acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions... Qu avaient-ils fait pour mériter ça ? D'heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.

Un roman captivant, plein d humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

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Avis de lecture

 

   C'est le premier roman de Laurent Gounelle que je lis. J'étais emballée par le sujet. En ce moment, depuis la lecture de Beau parleur de Jesse Kellerman, il me plait de lire des romans faisant référence à la philosophie. Une petite lubie qui me conduit d'ailleurs à lire la Philosophie pour les nuls, c'est fou l'impact d'un roman parfois. Bref, je remercie Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

    Laurent Gounelle a une écriture très fluide, habile dans les détails et les descriptions qui m'a beaucoup plu. Il attaque le roman en nous annonçant le départ de Sandro pour la forêt amazonienne, où sa femme est morte. Sandro, professeur de philosophie, ne s'est pas remis de sa mort et décide de partir sur les traces de sa femme, à la rencontre de ceux qui seraient responsables de sa mort. Il se fait accompagner par 4 hommes, des sortes de mercenaires, ceux-là même qui auraient découvert le corps de sa femme, pour le mener auprès des indiens.

    Sandro propose très vite un marché à ses guides : l'aider à accomplir sa vengeance sur ce peuple. La récompense et l'envie de laisser cours à la violence qu'ils ont en eux les amène à accepter ce marché. Détruire ce village ne leur pose aucun souci de conscience. Les guides se livrent à une "surenchère d'horreur" pour utiliser les termes de l'auteur, aboutissant à la mort et la souffrance physique des indiens, mais Sandro refuse cette alternative. "Ce que je veux, c'est les rendre malheureux chaque heure, chaque minute, chaque seconde de leur vie, jusqu'à la fin de leurs jours", dit Sandro.

    A leur arrivée au village, ils construisirent des huttes, Sandro ayant la sienne. Malade les premiers jours, il ne rentre pas en contact avec les indiens et ne souhaitera pas le faire une fois guéri. Cet isolement le pèsera beaucoup cependant par la suite. C'est donc à Krakus, le meneur, qu'il va délivrer ses instructions afin d'accomplir son dessein. Mais comment rendre malheureux des personnes que peu de choses semblent atteindre, vivant en harmonie dans le présent, avec la nature et loin de toute préoccupation matérialiste ? Krakus semble désemparé mais les conseils de Sandro vont l'aider et peu à peu il va réussir à changer le comportement des indiens. J'ai trouvé cela parfois bien simpliste et un peu tordu l'idée de cette vengeance, mais je n'ai pas pour autant eu envie d'arrêter ma lecture pour savoir comment cela aboutirait. Krakus est à fond dans son rôle tandis que ses comparses s'ennuie ferme et veulent partir. Exclus mais surtout désintéressés de cette opération, ils préfèrerait en finir à coup de fusil.

    On sent parallèlement un flou autour de la mort de la femme de Sandro. Les circonstances ne nous sont pas dévoilées d'emblée et finalement on apprend la vérité. L'idée d'un sacrifice à un dieu m'avait paru bizarre, mais je ne m'étais pas plus attardée là-dessus, si bien que j'ai été surprise d'apprendre la vérité. C'est ainsi que Sandro se trouve piégé par un Krakus qui refuse de partir sans finir le travail et menace de toucher à Elianta (la chamane et la seule à s'être méfiée de ses étrangers) s'il n'arrive pas à ses fins.

     Laurent Gounelle oppose ici deux conceptions de la vie très différentes. Le mode de vie occidentale apparaissant tout de même bien négatif. La critique du matérialisme, de notre conception de vie individualiste n'est pas neuve. Les références à Marc Aurèle, à l'influence des théories de Darwin sur notre société sont des petites choses intéressantes dans le récit, de même les dialogues teintés d'humour, notamment lors des échanges entre Krakus et un indien, sont plaisants à lire, mais ne changent pas le fait que j'ai trouvé l'intrigue globalement simpliste.

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature française
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commentaires

Faiyech 31/01/2014 14:05

Bonjour,
J'ai été assez atterré par cette lecture que l'on m'avait recommandée, et je regarde donc quelques critiques en ligne pour voir si mon avis est partagé ou non (et si non, pourquoi). En effet, c'est simpliste et très peu crédible. Les personnages ont une psychologie TRES simpliste, le parallèle avec notre société est grossier, presque risible dans les artifices utilisés, les références à Marc-Aurèle pas toujours pertinentes. Par ailleurs, c'est très mal écrit (pas dans le sens difficile à lire). en fait, on dirait assez simplement un livre pour enfants. Et je le recommande d'ailelurs pour les 12-14 ans car les idées développées pour être très "bateau" n'en sont pas moins fondées. Cela dit, si on réalise quoi que ce soit sur les travers de notre société en lisant ce livre, c'est qu'on est très peu clairvoyant !