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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 11:00
Et vous que lisez-vous le 15 juillet ?
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 09:20
" Passager de la fin du jour ", de Rubens  Figueiredo

Résumé

Pedro tient une petite librairie de quartier dans le centre-ville d'une métropole brésilienne. Comme chaque week-end depuis six mois, pour retrouver Rosane, sa fiancée, il se rend en bus dans le quartier du Tirol, une banlieue délabrée à 40 kilomètres de là.

Le temps d'un voyage, alors que des rumeurs d'émeute attisent les tensions et font dévier le bus de son trajet initial, Pedro, dont les pensées vagabondent, nous livre un portrait sensible d'un Brésil méconnu. Dans son sac à dos, un livre bon marché sur le passage de Darwin dans son pays, qu'il lit par intermittence : la brutalité du monde animal et celle du monde humain se répondent.

" Passager de la fin du jour ", de Rubens  Figueiredo

Avis de lecture

Tout d'abord je remercie Anne et Arnaud et Books Editions de m'avoir permis de lire ce livre. Une critique positive (pour la lire, cliquer ici) sur le net m'a amenée à me porter candidate pour lire ce roman.

La construction de ce roman est atypique. Je ne me souviens pas d'avoir, un jour, lu un roman sans chapitres. Ce roman, du haut de ces 240 et quelques pages, ne nous laisse pas de répit en quelque sorte, et cela m'a troublée dans le sens où j'étais embêtée d'arrêter ma lecture à certains moments. En revanche cette construction peut s'expliquer : l'histoire commence alors que Pedro attend le bus et y monte. Au fil de ce long et incertain trajet vers Tirol, Pedro nous déroule le fil de ses pensées, sautant d'une histoire à l'autre pour rebondir ensuite sur ce qu'il se déroule autour de lui dans le bus, avant qu'un élément ne lui fasse penser à une histoire qu'il nous livre et ainsi de suite.

Si au fil de la narration, quelques longueurs m'ont lassée, il n'en reste pas moins que Rubens Figueiredo a une belle plume. J'ai notamment été sensible au soin apporté à chaque transition entre les diverses histoires que racontent Pedro, ou à la façon dont il nous ramène dans le présent, c'est-à-dire dans le bus. Par ailleurs, l'auteur nous livre le portrait d'un quartier porteur d'espoir pour ses nouveaux habitants, mais devenu un lieu de pauvreté, un lieu où règne une certaine insécurité en raison d'une rivalité avec un quartier voisin. Durant son trajet en bus, règne d'ailleurs une atmosphère inquiétante, les rumeurs d'une révolte, impactant sur le trajet pour rejoindre Tirol. A travers Pedro, c'est toute une palette de personnages, certains luttant pour s'en sortir (telle Rosane, la fiancée de Pedro, un personnage fort, ou la mère de celle-ci qui s'est battue avec les administrations pour obtenir une maison), d'autres se résignant et s'enfermant dans un quartier qui les broient.

Le résumé souligne un autre axe de lecture autour du livre de Darwin que s'attache à lire Pedro lors de son trajet. Ce livre qu'il a avec lui a une signification particulière dans l'histoire de Pedro, puisqu'il lui rappelle sa vie avant d'avoir sa boutique, le fameux accident à la cheville qui le marque à vie. Dans ce livre qui met l'accent sur le voyage de Darwin dans cette région du Brésil, Pedro nous raconte quelques scènes marquantes comme la fascination de Darwin pour les araignées et ses expériences, la scène avec un esclave. Et quant à cet écho entre la violence du monde animal et du monde humain, il est là, mais plus subtil qu'en laisse paraitre le résumé à mon goût.

Pour finir, j'ai apprécié que l'auteur s'attache à décrire Pedro en tant que lecteur : plongé dans la lecture de son livre, agacé par le manque de lumière dans le bus, concentré sur son livre avant que son attention soit détourné par un évènement extérieur ou une pensée. On peut se reconnaitre dans ses descriptions, d'ailleurs pas plus tard qu'hier, j'étais moi-même en pleine lecture dans le train et là, un tunnel et tout le wagon fut plongé dans le noir...

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:06
" Rêve général ", de Nathalie Peyrebonne

Résumé

Il s’est passé quelque chose, c’est certain, quelque chose d’indéfinissable, un petit accroc dans la coutume, rien de grave, rien qui ne bouleverse les mémoires, et pourtant… Un enseignant quitte sa classe sans raisons apparentes et part se promener. Une conductrice de métro laisse sa rame à quai et remonte à la surface flâner à la lumière. Le portier d’un bar se désintéresse de son rôle et le Premier ministre lui-même décide de rester couché plutôt que d’aller enchaîner les réunions. C’est, en réalité, sans agressivité ni revendication, dans la légèreté et la joie de vivre retrouvées, que toute la France s’arrête progressivement et se met à rêver d’une vie plus douce, différente, où tout ne tournerait pas autour des mots martelés quotidiennement de travail, de rentabilité et d’efficacité. Une sorte de rébellion inattendue, évidente, comme une épidémie salvatrice de bon sens : une maladie sans ordonnance dont personne ne voudrait guérir…

" Rêve général ", de Nathalie Peyrebonne

Avis de lecture

J'ai beaucoup tardé à écrire cet article, j'en garde tout de même un souvenir assez net et il reste tout de même que mon ressenti après lecture fut positif.

Le livre est composé de courts chapitres dédiés à 4 personnages, 3 hommes et 1 femme, subitement envahie par un étrange sentiment qui leur fait cesser brusquement leur travail. On a par exemple Céleste, conductrice de métro, qui quitte brusquement sa cabine pour prendre l'air, ou encore Lucien, le prof, qui laisse sa classe à l'abandon.

Ce sentiment semble envahir chacun et le dénominateur commun entre ses personnages est qu'ils semblent souffrir d'un manque ou d'une certaine lassitude. Et il y a aussi le discours du président pour le nouvel an, ce discours qui parle d'effort, de valeur du travail, etc... Un discours qui ne trouve pas grâce aux yeux des personnages qui font leur douce révolution en cessant toute activité pour se concentrer sur eux. Ce rêve va d'ailleurs se propager à une grande partie de la population.

C'était pour moi une lecture agréable et j'ai été sensible à cette utopie et à un regard humoristique porté sur certains détails du quotidien, tel que ce passage sur du PQ au thé vert, un homme interpelle le narrateur et s'indigne des différentes sortes et senteurs de PQ. Voici la citation : " une société qui produit du PQ au thé vert est sans doute mal barrée... une société qui se torche au thé vert est sans doute sur la corde raide, prête à sombrer dans la farce". J'ai trouvé chaque personnages intéressants, et la description de leur basculement dans ce rêve bien décrite également. Bref, voici un premier roman réussit.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 22:33
" Chroniques des Ombres ", de Pierre Bordage

Les Éditions Au diable vauvert diffuse depuis quelques jours le 1er épisode des Chroniques des Ombres de Pierre Bordage, un roman post-apocalyptique que l'on pourra suivre tout l'été en feuilleton sous format numérique, avant sa sortie en librairie prévue en septembre. A savoir que les deux premiers sont gratuits et que ce feuilleton comptera 36 épisodes.

Voici un résumé :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné une partie de la population mondiale dans des mégapoles équipées de purificateurs d’air. Les capitales sont regroupées en Cités Unifiées : la plus importante, NyLoPa, réunit New York, Londres et Paris. La sécurité est assurée par une armée suréquipée de super détectives, les fouineurs.
Soudain, dans toutes les villes et en quelques minutes, des centaines de meurtres sont perpétrés par d’invisibles assassins, les Ombres. On soupçonne la secte de la Fin des Temps d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir. Ils vont être entraînés hors des cités, dans le « pays vague », lieu de tous les dangers.

Pour découvrir le début de ce roman prometteur, rendez-vous ici au format kindle, ou ici pour le format epub.

Mon avis sur ce premier feuilleton :

On entre dans le vif du sujet. Tout d'abord, ce sont les membres de Fouineurs (un groupe d'enquêteurs), qui nous sont brièvement présentés et au bout d'une dizaine de page, on entre dans l'action, du fait de la série de meurtres perpétrée dans des Cités Unifiées. Ensuite, c'est une autre facette de ce monde qui nous est présentée avec le clan du Pégase, vivant en dehors des cités, et ainsi une autre facette de l'intrigue. Jusque-là, j'ai aimé ce que l'on saisit de l'univers dans lequel nous plonge Pierre Bordage et je lirais la suite avec grand plaisir.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 22:21
" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Résumé

Né à Istanbul, Asil enseigne à l'université du Bosphore. C’est alors qu’il rencontre un certain Nikos Askaris, qui lui fait une étrange révélation : il est le descendant de l’empereur de Byzance.
Constantin disparut en 1453 lors de la prise de Constantinople par Mehmet le Conquérant. Avant de mourir en 1475, il confia sa fortune et son trône en exil au Nomophylax, organisation secrète chargée de veiller sur ses descendants jusqu'à ce que l'un d'entre eux reprenne la place qui lui est due. Asil accepte de prêter serment et de se soumettre aux épreuves du Nomo. Héritier des Paléologues, il part à la découverte de Byzance et de sa civilisation. Ainsi commence un périlleux voyage initiatique de Ravenne à Venise, de Mistra à Antioche, d’Istanbul jusque dans les arcanes du British Museum, sur les traces d’un incroyable secret.

" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Avis de lecture

Voici un roman pleins d'érudition, un roman que devraient apprécier les amoureux d'histoire en général et de l'histoire de l'empire byzantin en particulier. Mais si vous n'êtes ni l'un ni l'autre, si vous aimez ce qui a trait à l'histoire sans plus, si c'est l'intrigue autour d'un ou plusieurs personnages qui vous motive, je pense que vous y trouverez aussi votre compte. Pour ma part, je me range plutôt dans la deuxième catégorie.

Dans un premier temps, nous faisons avec Asil (qui est aussi le narrateur), sa famille, des amis. C'est un personnage très intelligent, qui se passionne véritablement pour sa ville, Constantinople, pour son architecture et son histoire notamment. Il peut aussi nous apparaitre étrange dans son rapport aux autres (et notamment ses relations avec les femmes), au monde, aux animaux, notamment lorsqu'il s'approche de lions. Très vite, environ à la page 40, on lui révèle son illustre ascendance et le voilà embarqué dans une longue année d'apprentissage avant de subir des épreuves devant le conduire à connaitre et réaliser la dernière clause du testament de son ancêtre Constantin XI.

Il y a de longs passages essentiellement dédiés à l'histoire de Byzance. Si j'ai pris plaisir à en lire certains (la tonalité parfois teintée par l'humour du narrateur y contribuant), d'autres fois la tonalité était plus formelle et m'a un peu lassée. L'intrigue romanesque s'en retrouvait à certains moments évincée. Mais je la retrouvais un peu plus loin. J'ai apprécié les passages où il relève les diverses épreuves et voyage à travers le monde. J'ai aussi apprécié le mystère qui court autour de ses origines, notamment le mystère autour de son père américain. L'histoire prend un tournure intéressante avec l'apparition de Mistral. Un peu d'action s'insinue aussi lorsqu'on attente à sa vie et qu'un traitre semble se cacher dans cette organisation (le Nomo) qui protège l'héritier et l'héritage de l'empereur de Byzance en exil.

Une petite particularité dans le livre est la manière dont l'auteur, Selçuk Altun, se met en scène dans le roman, en tant qu'auteur, en tant qu'ami du narrateur également . Il apparait dans diverses situations à des moments suscitant la surprise d'Asil. Même le titre du roman est repris par le narrateur comme étant un roman qu'il prépare (ceci était bien sûr un alibi pour Asil afin de justifier ses recherches)

Pour conclure, c'est un roman initiatique, globalement plaisant, où le personnage est donc amené à découvrir ses origines. Byzance nous apparait auréolée de mystère, belle et riche culturellement. Je reconnais la qualité de ses passages, mais, le sentiment que j'ai, quelques jours après avoir fini ce roman, est que les longs passages dédiés à l'histoire de Byzance le sont parfois trop, au détriment du côté romanesque.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:08
" Un employé modèle ", de Paul Cleave

Résumé

Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît !

" Un employé modèle ", de Paul Cleave

Avis de lecture

Il parait, depuis quelques temps déjà, plus de romans mettant en avant le point de vue du tueur en série. On peut citer par exemple le célèbre Dexter de Jeff Lindsay, Je ne suis pas un serial killer, de Dan Wells, Les vacances d'un serial killer, de Nadine Monfils.

Je n'ai lu aucun de ses livres, mais ils me tentent fortement. Pour ce qui est du livre dont il est question ici, j'ai été très prise par le récit. Nous suivons, d'abord, l'histoire à travers le regard de Joe le lent, Joe le boucher de Christchurch. C'est un personnage très intéressant. Il travaille comme homme de ménage au commissariat où se déroule l'enquête sur une série de meurtres attribuer au Boucher de Christchurch. Boulot de choix pour lui qui peut voir à quel point la police s'égare dans son enquête, de quoi flatter son ego. En effet, lui Joe, jouant le rôle de l'attardé, du lent, parvient à glaner des informations sur l'enquête et berne tout le monde.

Enfin tout le monde ou presque.... Nous suivons également l'histoire à travers le regard de Sally, qui travaille au service d'entretien du commissariat. Fervente chrétienne, Sally est un personnage d'une grande gentillesse, très naïve également, qui se prend de sympathie pour Joe, à cause de son soi-disant handicap, mais aussi parce qu'il lui rappelle son frère décédé Martin.

Le développement de la relation entre Joe et Sally est très intéressante. Lui joue l'attardé et prend Sally pour une attardée, ce qui sera une grosse erreur. Elle, saine d'esprit, prend comme tout le monde Joe pour un attardé, mais un jour, Joe lui fait un étrange sourire qui suscite en elle des interrogations. Dès lors, elle cherche à se rapprocher de lui, pour mieux le comprendre, l'aider, etc. A noter que leurs visions de la vie les opposent. Cela se remarque notamment lorsque Joe parle de manière négative de Christchurch, tandis que Sally nous livre une toute autre visions ensoleillée. Au fil du livre, Joe tente de garder Sally loin de lui, sans y parvenir. Finalement Sally finit par avoir toutes les clés en main pour comprendre qui est vraiment Joe, mais sa foi en chaque homme, l'empêche d'envisager cela, jusqu'à un certain point cependant.

L'intrigue repose donc sur la relation de Joe et Sally, mais avant cela sur un meurtre, attribué à Joe, mais qu'il n'a pas commis. Joe se fait le devoir d'enquêter pour découvrir l'identité de ce tueur, et son esprit aiguisé de tueur s'avère tout aussi efficace que celui d'enquêteur pour le démasquer, quand il n'est pas occupé à tuer.

Tout cela, donne des passages savoureux, comme ceux où Joe nous dévoile sa logique de tueur que nous ne pouvons cautionner, mais malgré tout je me suis attachée à lui. Sa relation avec les animaux est particulière, il les aime bien plus que ses semblables. Il a éprouver d'intenses remords à tuer un chat, mais une femme, ça non. Et que dire de ses compagnons les poissons Cornichon et Jéhovah, de véritables confidents pour lui. J'ai aussi particulièrement aimé le moment où Joe est confronté à son portrait psychologique, qu'il commente, se défendant de tel trait, s'interrogeant pour tel autre.

Avec ce livre de Paul Cleave j'ai passé un très bon moment de lecture. Je me laisserai peut-être tenter par Un père idéal, qui est dans la même veine. Son dernier Nécrologie, dont l'intrigue se déroule justement au moment de l'enquête sur le boucher, promet également d'être bien.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 16:47
" Les voies d'Anubis " de Tim Powers

Résumé

Vraiment, pourquoi Brendan Doyle, jeune professeur californien, aurait-il refusé de faire à Londres cette conférence payée à prix d'or ? Comment deviner que l'attend la plus folle et la plus périlleuse des aventures ? Voyez plutôt : à peine arrivé, le voici précipité, par une mystérieuse brèche temporelle, dans les bas-fonds de Londres. De Londres en 1810 !

Sorciers, sectes et rumeurs de loup-garou... Et, nul doute, quelqu'un cherche à l'enlever sinon à le tuer ! Au hasard de sa fuite, Doyle régressera jusqu'en 1685 puis sera projeté dans l'Egypte de 1811 où des magiciens vénèrent encore le dieu Anubis. Traqué, maintes fois capturé et toujours s'échappant, il cherche à corps perdu la " brèche " du retour. O douce Californie d'aujourd'hui, où es-tu ?

" Les voies d'Anubis " de Tim Powers

Avis de lecture

J'ai pu lire ce très beau livre réédité par Bragelonne grâce à mes collègues qui me l'ont offert. Je ne pense pas qu'elles tomberont sur mon article, mais au cas où, je leur dis merci. Merci de m'avoir permis de lire ce livre de science-fiction, où se mêle la magie égyptienne, un ingrédient qui m'a irrémédiablement attiré vers ce livre.

Le prologue est très prometteur. Nous sommes en 1802, des sorciers ont une mission à remplir et leur objectif semble être de restaurer l'ordre antique et l'Egypte dans la suprématie qu'elle avait perdue.

Le premier chapitre nous amène à une époque plus récente, dont Doyle est le personnage central en qualité d'expert du poète anglais Coleridge. Le voilà embarqué, avec d'autres personne dans une incroyable aventure : aller en 1810 écouter la conférence que donne le poète. Mais voilà, tout tourne mal pour Doyle qui se fait enlever par Romanelli. Il réussit à s'enfuir, mais dès lors c'est une chasse à l'homme qui est organisée contre Doyle. Romanelli voit en effet en lui une menace, car celui-ci pensait être le seul au courant de l'existence des portails.

Doyle se retrouve donc coincé à cette époque, sans ressources ni contact, hormis son espoir de rencontrer William Ashbless, un poète dont il connait la vie et l'oeuvre sur le bout des doigts, un poète qui pourrait le mettre en contact avec Lord Byron et lui assurer une bonne vie. Mais rien ne se passe comme prévu. Le voilà obligé de mendier, de se cacher, etc...

Si j'ai été un peu déçue que l'intrigue autour de l'Egypte ancienne, qui promettait d'être grandiose, n'a finalement pas prédominé pour laisser place à cette chasse à l'homme contre Doyle, à cette chasse au loup-garou, j'ai été tout de même passionnée par l'histoire, les descriptions de la vie, l'ambiance de Londres. Doyle aimerait bien poursuivre sa vie mais tout le ramène à ce sorcier et le voilà qui enquête, qui finit par comprendre le mécanisme des portes (au fil du livre notre héros garde tout de même l'espoir de revenir à son époque), et veut empêcher le mage de nuire. Pour suivre cette histoire, j'avoue qu'il faut s'accrocher, s'immerger complètement dedans car la structure du roman, que j'ai trouvé très élaborée, laisse de multiples détails qui trouvent leur sens une centaines de pages plus loin. Il y a certains passages très denses et, à mon sens, c'est le genre de livre qu'il faut lire deux fois pour vraiment saisir ces petits détails qui sont malgré tout important pour la compréhension globale de l'histoire. Je pense pouvoir dire que de tous les romans de sf dont j'ai parlé ici, c'est celui qui m'a le plus bluffé pour sa construction.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 12:18
Les sorties littéraires : juin 2013
Les sorties littéraires : juin 2013
Les sorties littéraires : juin 2013
Les sorties littéraires : juin 2013
Les sorties littéraires : juin 2013
Les sorties littéraires : juin 2013
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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 10:23
Et vous que lisez-vous le 1er juin 2013 ?
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 10:05
En Amazonie, de Jean-Baptiste Malet

Voici un livre très intéressant qui ne fait pas dans le choc, mais rapporte simplement les conditions de travail chez Amazon. En qualité d'intérimaire, le journaliste a infiltré cet "Etat dans l'état" pendant un mois, essayant de nouer des relations avec ses collègues, se familiarisant avec les règles, les lois régissant le travail chez Amazon. Il nous raconte tout, du déroulement de son embauche, à son intégration à l'entreprise et les conditions de son départ.

Nous apprenons également ce que représente en chiffre cette société et les parts de marché qu'elle grignote aux commerces physiques, et aux librairies notamment.

Un autre point que j'ai particulièrement trouvé intéressant concerne le rôle de notre gouvernement dans l'implantation d'entrepôt Amazon en France et le montant des subventions accordées. Certes cela crée de l'emploi (la majorité des emplois sont précaires d'ailleurs), mais à moyen terme cela menace bien plus d'emploi que l'entreprise Amazon n'en crée...

Voici un livre instructif, intéressant qui offre aussi quelques savoureux et surprenants propos. En voici un qui m'a fait rire autant qu'il m'a abasourdie:

" le livre papier est une vieille technologie, qui a beaucoup d'inconvénients auxquels on s'est habitué [...]. Si je suis forcé de lire un livre papier maintenant, je m'aperçois que je ne peux pas changer la taille des caractères, que je ne l'ai pas tout le temps avec moi, qu'il est lourd, qu'il ne garde pas automatiquement en mémoire ma dernière page" voilà comment qualifie un haut responsable d'Amazon le livre, objet qui a construit l'empire d'Amazon.

On voit dans ce livre l'absence totale d'attachement au produit des employés (le mode de travail ne le favorisant pas, il faut le reconnaitre) et même de leur responsable, qui ne font que vendre du produit mettant un Victor Hugo au même rang qu'un marteau par exemple. Le livre quel qu'il soit n'est rien d'autres qu'un produit à vendre.

J'ai apprécié ce livre dont l'auteur, tout en faisant état de son ressenti personnel, fait un travail d'investigation qui me semble objectif. Il fait état de ce qu'est amazon, des menaces du commerce en ligne, (etc), et il s'en tient là. Pas de discours nous disant " allez dans les librairies, il faut faire ci, ou ça", non, après cette lecture, c'est à nous de nous faire une opinion et d'en tirer ce que nous voulons.

A noter : vous pouvez trouver ce livre en vente sur Amazon

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