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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 09:20
" Passager de la fin du jour ", de Rubens  Figueiredo

Résumé

Pedro tient une petite librairie de quartier dans le centre-ville d'une métropole brésilienne. Comme chaque week-end depuis six mois, pour retrouver Rosane, sa fiancée, il se rend en bus dans le quartier du Tirol, une banlieue délabrée à 40 kilomètres de là.

Le temps d'un voyage, alors que des rumeurs d'émeute attisent les tensions et font dévier le bus de son trajet initial, Pedro, dont les pensées vagabondent, nous livre un portrait sensible d'un Brésil méconnu. Dans son sac à dos, un livre bon marché sur le passage de Darwin dans son pays, qu'il lit par intermittence : la brutalité du monde animal et celle du monde humain se répondent.

" Passager de la fin du jour ", de Rubens  Figueiredo

Avis de lecture

Tout d'abord je remercie Anne et Arnaud et Books Editions de m'avoir permis de lire ce livre. Une critique positive (pour la lire, cliquer ici) sur le net m'a amenée à me porter candidate pour lire ce roman.

La construction de ce roman est atypique. Je ne me souviens pas d'avoir, un jour, lu un roman sans chapitres. Ce roman, du haut de ces 240 et quelques pages, ne nous laisse pas de répit en quelque sorte, et cela m'a troublée dans le sens où j'étais embêtée d'arrêter ma lecture à certains moments. En revanche cette construction peut s'expliquer : l'histoire commence alors que Pedro attend le bus et y monte. Au fil de ce long et incertain trajet vers Tirol, Pedro nous déroule le fil de ses pensées, sautant d'une histoire à l'autre pour rebondir ensuite sur ce qu'il se déroule autour de lui dans le bus, avant qu'un élément ne lui fasse penser à une histoire qu'il nous livre et ainsi de suite.

Si au fil de la narration, quelques longueurs m'ont lassée, il n'en reste pas moins que Rubens Figueiredo a une belle plume. J'ai notamment été sensible au soin apporté à chaque transition entre les diverses histoires que racontent Pedro, ou à la façon dont il nous ramène dans le présent, c'est-à-dire dans le bus. Par ailleurs, l'auteur nous livre le portrait d'un quartier porteur d'espoir pour ses nouveaux habitants, mais devenu un lieu de pauvreté, un lieu où règne une certaine insécurité en raison d'une rivalité avec un quartier voisin. Durant son trajet en bus, règne d'ailleurs une atmosphère inquiétante, les rumeurs d'une révolte, impactant sur le trajet pour rejoindre Tirol. A travers Pedro, c'est toute une palette de personnages, certains luttant pour s'en sortir (telle Rosane, la fiancée de Pedro, un personnage fort, ou la mère de celle-ci qui s'est battue avec les administrations pour obtenir une maison), d'autres se résignant et s'enfermant dans un quartier qui les broient.

Le résumé souligne un autre axe de lecture autour du livre de Darwin que s'attache à lire Pedro lors de son trajet. Ce livre qu'il a avec lui a une signification particulière dans l'histoire de Pedro, puisqu'il lui rappelle sa vie avant d'avoir sa boutique, le fameux accident à la cheville qui le marque à vie. Dans ce livre qui met l'accent sur le voyage de Darwin dans cette région du Brésil, Pedro nous raconte quelques scènes marquantes comme la fascination de Darwin pour les araignées et ses expériences, la scène avec un esclave. Et quant à cet écho entre la violence du monde animal et du monde humain, il est là, mais plus subtil qu'en laisse paraitre le résumé à mon goût.

Pour finir, j'ai apprécié que l'auteur s'attache à décrire Pedro en tant que lecteur : plongé dans la lecture de son livre, agacé par le manque de lumière dans le bus, concentré sur son livre avant que son attention soit détourné par un évènement extérieur ou une pensée. On peut se reconnaitre dans ses descriptions, d'ailleurs pas plus tard qu'hier, j'étais moi-même en pleine lecture dans le train et là, un tunnel et tout le wagon fut plongé dans le noir...

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 22:21
" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Résumé

Né à Istanbul, Asil enseigne à l'université du Bosphore. C’est alors qu’il rencontre un certain Nikos Askaris, qui lui fait une étrange révélation : il est le descendant de l’empereur de Byzance.
Constantin disparut en 1453 lors de la prise de Constantinople par Mehmet le Conquérant. Avant de mourir en 1475, il confia sa fortune et son trône en exil au Nomophylax, organisation secrète chargée de veiller sur ses descendants jusqu'à ce que l'un d'entre eux reprenne la place qui lui est due. Asil accepte de prêter serment et de se soumettre aux épreuves du Nomo. Héritier des Paléologues, il part à la découverte de Byzance et de sa civilisation. Ainsi commence un périlleux voyage initiatique de Ravenne à Venise, de Mistra à Antioche, d’Istanbul jusque dans les arcanes du British Museum, sur les traces d’un incroyable secret.

" Le sultan de Byzance ", de Selçuk Altun

Avis de lecture

Voici un roman pleins d'érudition, un roman que devraient apprécier les amoureux d'histoire en général et de l'histoire de l'empire byzantin en particulier. Mais si vous n'êtes ni l'un ni l'autre, si vous aimez ce qui a trait à l'histoire sans plus, si c'est l'intrigue autour d'un ou plusieurs personnages qui vous motive, je pense que vous y trouverez aussi votre compte. Pour ma part, je me range plutôt dans la deuxième catégorie.

Dans un premier temps, nous faisons avec Asil (qui est aussi le narrateur), sa famille, des amis. C'est un personnage très intelligent, qui se passionne véritablement pour sa ville, Constantinople, pour son architecture et son histoire notamment. Il peut aussi nous apparaitre étrange dans son rapport aux autres (et notamment ses relations avec les femmes), au monde, aux animaux, notamment lorsqu'il s'approche de lions. Très vite, environ à la page 40, on lui révèle son illustre ascendance et le voilà embarqué dans une longue année d'apprentissage avant de subir des épreuves devant le conduire à connaitre et réaliser la dernière clause du testament de son ancêtre Constantin XI.

Il y a de longs passages essentiellement dédiés à l'histoire de Byzance. Si j'ai pris plaisir à en lire certains (la tonalité parfois teintée par l'humour du narrateur y contribuant), d'autres fois la tonalité était plus formelle et m'a un peu lassée. L'intrigue romanesque s'en retrouvait à certains moments évincée. Mais je la retrouvais un peu plus loin. J'ai apprécié les passages où il relève les diverses épreuves et voyage à travers le monde. J'ai aussi apprécié le mystère qui court autour de ses origines, notamment le mystère autour de son père américain. L'histoire prend un tournure intéressante avec l'apparition de Mistral. Un peu d'action s'insinue aussi lorsqu'on attente à sa vie et qu'un traitre semble se cacher dans cette organisation (le Nomo) qui protège l'héritier et l'héritage de l'empereur de Byzance en exil.

Une petite particularité dans le livre est la manière dont l'auteur, Selçuk Altun, se met en scène dans le roman, en tant qu'auteur, en tant qu'ami du narrateur également . Il apparait dans diverses situations à des moments suscitant la surprise d'Asil. Même le titre du roman est repris par le narrateur comme étant un roman qu'il prépare (ceci était bien sûr un alibi pour Asil afin de justifier ses recherches)

Pour conclure, c'est un roman initiatique, globalement plaisant, où le personnage est donc amené à découvrir ses origines. Byzance nous apparait auréolée de mystère, belle et riche culturellement. Je reconnais la qualité de ses passages, mais, le sentiment que j'ai, quelques jours après avoir fini ce roman, est que les longs passages dédiés à l'histoire de Byzance le sont parfois trop, au détriment du côté romanesque.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 21:02
" Taxi ", de Khaled Al-Khamissi

Résumé

Entre avril 2005 et mars 2006, Khaled Al Khamissi a sillonné les rues du Caire en taxi et rapporté de ses “voyages” cinquante-huit conversations avec les chauffeurs, chacune portant sur un aspect particulier de la vie sociale ou politique. Il se dégage de l’ensemble un tableau de l’Egypte d’une rare acuité, à un moment clé de l’interminable règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat.

Tout y est, en effet : les difficultés économiques quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l’administration, l’omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système politique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage…

" Taxi ", de Khaled Al-Khamissi

Avis de lecture

J'ai lu il y a quelques mois L'arche de Noé. Ce livre m'avait beaucoup plu et j'ai eu envie de lire son précédent : Taxi.

Ici, l'auteur nous livre une série de courts échanges avec des chauffeurs de taxis. C'est l'occasion de parler du gouvernement (sous Moubarak) et surtout du peuple. L'humour est souvent au rendez-vous lors de ces entretiens, les échanges sont tantôt du fait du chauffeur avide de communiquer, de partager ses opinions, ou des anecdotes, mais ces échanges sont parfois également du fait du passager curieux. Si certains entretiens sont peut-être inventés, ce livre n'est pas qu'une œuvre littéraire et peut être apparenté à une enquête sociologique.

Tout comme dans L'arche de Noé, on retrouve des thématiques qui sont chers à l'auteur (la politique, l'économie, etc.). On retrouve aussi au fil de ces dialogues l'espoir d'un avenir meilleur. Je dois pour autant avouer m'être parfois lassée de cette succession de courts textes. Cette lecture fut tout de même intéressante, et j'attribuerai peut-être ma lassitude au caractère fugace des chauffeurs qui se succèdent, au manque de lien entre les échanges. Attention je nuance mon propos, je dis qu'il manque du lien, mais il n'est pas absent, je pense par exemple à un chauffeur de taxi qui conduit une femme et on le retrouve plus tard qui nous annonce qu'il en est amoureux des dizaines de pages plus loin.

Quoi qu'il en soit, c'est un livre que j'ai trouvé intéressant pour le regard qu'il offre sur la société égyptienne d'avant la révolution.

Du même auteur :

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 14:33
" Maurice et Mahmoud " de Flemming Jensen

Résumé

Maurice est un comptable doté d'un indécrottable humour danois et en pleine procédure de divorce. Mahmoud, son assistant, est un jeune musulman un peu geek sur les bords, qui n'a jamais vraiment eu de copine. Le premier est cynique et désabusé, le deuxième idéaliste et romantique. Le premier ne peut s'empêcher de persifler, le deuxième s'efforce de ne pas le prendre mal. Le premier habite chez le deuxième depuis que sa femme l'a mis dehors,.

Autour de ces deux-là, gravitent des personnages pleins de panache : un imam boulimique, une mère poule inquiète de voir son fils célibataire à 32 ans. Sans oublier la voisine du dessus, dont Mahmoud est éperdument amoureux.

" Maurice et Mahmoud " de Flemming Jensen

Mon avis de lecture

J'ai lu ce livre lors de mes vacances en Suède. Ce qui m'a amené à le prendre, c'est sa drôle de couverture et, bien entendu, le résumé. Voici un livre qui me paraissait léger, drôle, très drôle, qui promettait la lecture de situations cocasses. L'auteur est apparemment connu pour ses one-man-shows, autant dire que son talent d'humoriste n'est pas à prouver, ce livre le conforte dans ce domaine.

Je parlerais d'abord de Maurice ( qui fait office de narrateur). Ce comptable en phase de divorce après 28 ans de mariage se retrouve sans toit et à habiter chez son assistant. Maurice est pourvu d'un "indécrottable humour danois", qu'il exerce notamment sur sur assistant. Un humour qui n'est pas toujours audible pour celui-ci, ni à son goût lorsque Maurice y mêle la religion musulmane. Et que dire de Mahmoud, ce jeune homme célibataire, le coeur sur la main, naïf et qui tombe amoureux de sa voisine du dessus dès lors qu'elle lui hurle dessus à propos de son réveil qui se déclenche à l'heure de chaque prière...

Ce duo savoureux nous fait rire autant qu'il nous touche. L'auteur met en avant leur différences culturelles, religieuses, leur décalage générationnelle, mais finalement cela n'est rien, ne représente rien, car Maurice et Mahmoud s'entraide (même si cela se fait parfois sans la consultation de l'autre) et deviennent de vrais amis.

J'ai particulièrement aimé la façon dont le livre évolue vers un huit clos qui dérape et devient pour le monde extérieur une prise d'otage terroriste. Une façon de jouer sur les préjugés. Oui ce mot préjugés est important, car l'auteur se base là-dessus pour nous faire rire. Ce livre part aussi de petites situations mineures, qui prennent des proportions extravagantes. Il part également de ces différences qui nous constituent pour créer des situations savoureuses.

En bref, lisez ce roman, vous passerez un savoureux moment !

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:58
" Victoria ", de Knut Hamsun

Résumé

Elle est la fille du châtelain, il est le fils du meunier. Ils s'aiment et tout les sépare, leur famille comme leur statut social. Dans une Norvège petite-bourgeoise et piétiste, deux êtres s'aiment et se déchirent sous le joug de leur indomptable orgueil.

" Victoria ", de Knut Hamsun

Avis de lecture

J'ai lu il y a 1 an et demi un autre livre de cet auteur : La faim. Un livre qui m'avait laissé un sentiment étrange, mais que j'ai aimé malgré tout. C'est d'ailleurs peu de temps après l'avoir lu que j'ai acheté Victoria. Un livre radicalement différent, par le thème déjà, et la tonalité du récit.

Ici, c'est donc l'histoire de Johannes, fils de meunier, et de Victoria, fille du châtelain, qui ne peuvent pas vivre leur amour au grand jour. Une histoire d'amour impossible plutôt classique, qui se révèle intéressante grâce à l'art de Knut Hamsun de faire s'exprimer ses personnages et de nous dévoiler leur façon de penser.

Si La faim est un livre plutôt sombre, Victoria est totalement à l'opposé de ce dernier. Il semblerait d'ailleurs que ce soit son propre mariage qui lui aurait inspiré cette histoire d'amour. J'ai donc retrouvé dans ce livre la richesse du langage, la force des images qu'il utilise pour exprimer ce que ressentent ses personnages. Leur amour, ils ne peuvent le vivre au grand jour et leur histoire se trouve bloquée par leurs appartenances sociales, par des conventions. Ceci fait, par moment, basculer Johannes dans un état de révolte, tandis que Victoria, elle semble plus naïve, plus insouciante.

Il se dégage de cette histoire d'amour une certaine pureté, une candeur, qui se trouve entaché par les contrariétés, par les aléas, qui font que les conventions les séparent. Ainsi l'une se trouve promise à un autre etc. Bref, une histoire d'amour contrariée qui finit tristement.

Un dernier point que j'ai particulièrement apprécié dans ce livre, c'est la place de la nature. Au départ, l'auteur s'attache à souligner le rapport particulier de Johannes à la nature, puis cela revient plusieurs fois dans le roman. Il en fait aussi de très belles descriptions.

Pour finir, Knut Hamsun esquisse à des définitions de l'amour. Knut Hamsun fait ainsi de chaque élément de ce livre une illustration de celles-ci. Cette citation p. 148 sera plus explicite : " L'amour, c'est un vent qui murmure dans les rosiers, avant de tomber. Mais il peut être aussi un sceau inviolable jusqu'à la mort. Dieu a crée plusieurs types d'amour : ceux qui durent et ceux qui s'évanouissent." (p. 148).

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 08:49

caveau de famille Résumé

 

Après l’immense succès du Mec de la tombe d’à côté, nous sommes des centaines de milliers à nous demander ce qu'il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Et bien, voici la suite…

Désirée dévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, Benny lui, élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ».
Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche…

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Avis de lecture

 

     Je n'ai pas pu attendre longtemps pour le lire cette suite du Mec de la tombe d'à côté. Le deal entre Benny et Désirée s'avère concluant, sinon il n'y aurait pas de second roman. C'est donc une nouvelle dynamique qui s'établit ici. Comment ces deux personnes si différentes vont-elles gérer la venue de l'enfant ?

      Nous retrouvons dans ce roman les deux voix qui s'alternent pour partager avec nous leurs sentiments, leurs engueulades, leurs moments de bonheur aussi, etc... Un troisième voix s'immisce entre eux au début du livre, celle d'Anita, un personnage pour qui j'ai éprouvé de la compassion au vu de ce qu'elle subit.

      Nous suivons donc la grossesse de Désirée et tout le questionnement que cela suppose pour le couple Benny et Désirée, puis la naissance. Mais le couple ne va pas être au bout de ses surprises... des surprises qui tombent presque comme un cheveux sur la soupe.

       Katarina Mazetti met en place des situations drôles, tout en étant empruntes d'un certain réalisme. Elle met le doigt sur les difficultés de la vie de couple, l'humour forçant certains traits et rendant le tout savoureux. Le personnage de Benny est tantôt prévenant, un peu bourru et souvent macho, ce qui donne des coups de gueule. Quant à Désirée qui, par la force des choses, renonce à une certaine indépendance, à son travail (elle le garde, mais disons qu'elle est contrainte de le délaisser en quelque sorte), sa vie de mère de famille et d'épouse la comble autant qu'elle l'épuise.

      J'ai trouvé que cette suite vaut bien le premier. Certes l'auteur aurait pu s'arrêter au premier, car cette suite n'est pas indispensable, mais elle est distrayante. Ca, c'est un livre que je relirais avec plaisir dans quelques années en vacances.

 

Mon avis de lecture du Mec de la tombe d'à côté

mec de la tombe d a cote

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:37

mec de la tombe d a coteRésumé

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

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Avis de lecture

 

    J'ai acheté ce livre au Salon du livre de Paris, l'an dernier. J'ai même eu le droit à une belle dédicace de l'auteur. Il m'a fallu un an, mais j'ai fini par le lire. Durant ma semaine de congés, je voulais un livre léger, je voulais de l'humour aussi et c'est ce que cette lecture m'a apporté. D'ailleurs, je me suis achetée, il y a quelques jours, la suite, que je ne vais pas tarder à lire.

    La structure du livre est très intéressante, car elle nous familiarise vraiment avec les deux personnages principaux (Désirée et Benny). Alternativement, chacun a donc la parole. La parole pour exprimer leurs émotions, leur deuil, leur colère, etc. Dans les 2 premiers chapitres, un portrait de l'humeur, de l'état d'esprit de chacun est brossé. Pour Désirée, les premières phrases sonnent comme une mise en garde : "méfiez-vous de moi ! ". C'est aussi le chapitre où l'on apprend qu'elle a perdu son mari Orjan (un homme peu fantaisiste, peut-être fade même). Pour Benny, la première phrase est tout aussi percutante, mais dirigée vers cette femme qui ose depuis peu envahir son territoire : le cimetière. Il est aussi intéressant avec cette structure d'avoir sur certaines situations les deux points de vue, sans que cela ne paraisse le moins du monde redondant.

     Ce que j'ai adoré dans ce livre est que Mazetti réussisse à débuter son histoire sur un drame personnelle qui touche ses deux personnages, un drame qui les hante de diverses manières tout au long du roman, en insufflant une touche d'humour dans les diverses situations dans lesquelles ils se trouvent. J'ai totalement adhéré et adoré !!! On ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire lorsque Désirée commente la mort de son mari, lorsqu'il porte tous les deux un regard sur la tombe du voisin par exemple. A cela s'ajoute un regard intéressant et bien de notre temps sur les relations hommes/femmes. Ce roman est un roman à caractère sentimental, mais il se distingue des autres pour cette raison et maintenant je comprends mieux pourquoi il a eu autant de succès

       Et que dire des personnages. Oui, tous les opposent, mais les opposés s'attirent, non ? Celui qui disait la haïr, fini par tomber sous son charme et vice versa. Ils vivent une passion qui peut apparaitre destructrice pour chacun, d'autant qu'ils se comportent de manière égoïste, refusant certains compromis. Bref, j'ai suivi cependant avec plaisir l'évolution de cette relation, j'ai ri de leurs  quiproquo, je me suis désolée de leurs disputes, de leur comportement réciproque. Je disais dans l'article précédent combien j'appréciais l'efficacité de la première personne dans les récits fantastiques, mais voilà j'élargis finalement cela à tous les récits.

       Il me tarde de lire Le caveau de famille pour connaitre la suite des aventures de Désirée et Benny.

 

Lvre lu dans le cadre du challenge organisé par Livresque

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:44

lamentation-du-prepuce-09Résumé

 

Quand il était petit, le jeune Shalom croyait aveuglément la parole des adultes : s'il allumait la télé pendant Chabbat, Dieu ferait perdre les Rangers, et tous ceux qui mangeaient du porc périraient dans d'atroces souffrances.
Et puis, Shalom a commencé à douter. De son père qui se saoule au vin casher et fait du Chabbat un véritable enfer. De sa mère qui le force à porter une kippa à la piscine. Et de Dieu Lui-même qui, télé ou pas, s'obstine à faire perdre les Rangers.
Alors Shalom s'est rebellé. Il a mangé des hot-dogs, lu en cachette les magazines cochons de son père, convoité de plantureuses shiksées blondes, et attendu, tremblant, l'inéluctable châtiment divin...
Aujourd'hui, son épouse, Orli, attend un bébé. Partagé entre son désir d'émancipation et son besoin de racines, Shalom est confronté à une agonisante question : quel sort doit-il réserver au prépuce de son enfant ?

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Avis de lecture

 

    On entend de ce livre qu'il est blasphématoire, qu'il est drôle, d'autres disent hilarant et tas d'autres choses. Pour le côté blasphématoire, il est vrai que l'auteur n'y va pas de main morte en parlant de la religion de ses parents, de son éducation religieuse très stricte, etc. Le narrateur Shalom alterne entre le récit de son enfance et celui de sa vie présente, c'est-à-dire futur père de famille. Ayant coupé les ponts avec sa famille (tout comme sa femme Orli), il s'interroge sur ce qu'il va transmettre à son enfant, et lorsqu'il apprend qu'il s'agit d'un fils, le monde s'écroule autour de lui. D'où le titre lamentation du prépuce... Il se pose par exemple la question de la circoncision.

     L'humour ici est plutôt grinçant, la vision d'un Dieu omniprésent, rancunier, cruel en atteste. Sa situation présente l'amène à se rappeler de son enfance, des questions qu'il se posait à l'époque, des transgressions qu'il faisait. Pour être honnête, j'ai trouvé qu'à la longue cela devenait un peu lourd et parfois répétitif. Dans le même genre, mais en peut-être un peu plus doux niveau humour, j'ai bien aimé le CV de Dieu de Fournier, pour le coup, lui je l'ai trouvé hilarant, ou encore du même auteur Satané Dieu!, un Dieu qui ici est cruel envers ces pauvres créations.

      Bref, voici un livre qui pose la question du poids de l'éducation religieuse sur soi, la question de l'héritage aussi, après il ne faut pas prendre les propos de l'auteur au premier degré, même si ce roman nous livre les mémoires de l'auteur.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:00

le pingouinRésumé

 

A Kiev, Victor Zolotarev et le pingouin Micha tentent péniblement de survivre. Victor, journaliste, est sans emploi et Micha, rescapé du zoo, traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire de l'appartement. Lorsque le patron d'un grand quotidien offre à Victor d'écrire les nécrologies - les "petites croix" - de personnalités pourtant bien en vie, Victor saute sur l'occasion. Un travail tranquille et lucratif.

Mais un beau jour, les "petites croix" se mettent à mourir, de plus en plus nombreuses et à une vitesse alarmante, plongeant Victor et son pingouin neurasthénique dans la tourmente de ce monde impitoyable et sans règles qu'est devenue l'ex-Union soviétique.

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Avis de lecture

 

   Voici un auteur ukrainien que j'ai rencontré au salon du livre de paris il y a quelques années, salon au cours duquel j'ai acheté son livre  L'ami du défunt, un livre, très cocasse, que je recommande fortement.

Dans Le pingouin on retrouve cette atmosphère un peu absurde, avec un personnage qui se retrouve mêlé à une affaire qui le dépasse et dont il ne maîtrise rien du tout, pour la simple et bonne raison qu'il n'est pas au courant de grand chose hormis un point : les personnes dont traitent ses "petites croix" meurent. Elles ont toutes en commun d'etre des personnes importantes, influentes ayant commis de mauvaises actions. Qui orchestrent, qui tirent les ficelles de tous cela? Victor ne s'en préoccupent pas et est intimé de ne pas s'en préoccuper. Tout ce qu'il doit savoir est qu'il est protégé. Que de mystère ! Le pire est que malgré les dangers qu'il encourt, il ne s'inquiète pas, ne s'étonne pas et obéit lorsqu'on lui dit de se cacher quelques temps.

Un autre aspect étrange de ce roman est la façon dont se font les rencontres humaines et la rapidité autant que la superficialité des liens qui se créent. Ainsi Victor devient l'ami de Serguéï, un policier à qui il a téléphoné pour garder son pingouin durant son absence. Et que dire de Sonia, cette petite fille qui lui est confié (son père devant se cacher), une enfant avec qui il ne noue pas de véritable lien, qu'il considère pas comme un meuble, mais presque par moment à la manière dont il parle. Non, les interactions sociales ne sont pas son fort. Mais chacune de ses rencontres est une aventure en soi.

Malgré toutes ses petites aventures, sa petite vie n'en est pas trop troublé. Victor vit dans un appartement avec un pingouin, qu'il a repris à un zoo. Et ce pingouin, quel personnage ! Micha, le pingouin, est représenté comme mélancolique, faisant parfois des têtes comiques à son maître. Victor n'a pas cet attachement que l'on a pour son animal de compagnie, j'ai dû mal à trouver un qualificatif. Bref. Il s'en occupe, constate sa mélancolie, etc, s'en inquiète et cette inquiétude ne fait que croître jusqu'à ce qu'il découvre la maladie de son pingouin. En avançant dans la lecture, et notamment lorsque l'on arrive à la fin, le pingouin et Victor finissent par se confondre et il nous apparait alors que l'un peut être perçu comme le miroir de l'autre. En soignant Micha, Victor se soigne aussi en ouvrant les yeux sur sa vie. Tout commence par la présence suspecte d'un homme qui échange avec Nina (nourrice de Sonia et maîtresse de Victor). La suspicion s'empare de lui et il ne fera plus machine arrière.

Ainsi Victor est, ni plus ni moins, un outil entre les mains de personnes puissantes. Il fait ce qu'on lui dit et ne maitrise rien de ce qu'il découle. Dans Le pingouin nous suivons les aventures de cet homme naïf, gentil qui finalement essaie de survivre en faisant face ou plutôt en fuyant les menaces pour (sur?)vivre. C'est plus tard dans le récit, qu'il va faire face, sa mollesse se tranformant en détermination.

J'ai une nouvelle fois apprécié la plume de l'auteur. Le rythme du récit se veut lent, à l'image de son personnages peu réactif, mais pas ennuyeux loin de là. Et il y a des scènes très plaisantes comme les sorties du pingouin de l'appartement. Ce livre est un mélange d'absurde, d'humour compilé à des situations sombres. Un contraste savamment dosé et plaisant.

Pour finir, ce livre comporte une suite sous le titre Les pingouins n'ont jamais froid, que je lirais prochainement (mais quand...), en attendant je vous oriente aussi vers Babelio pour d'intéressantes critiques. 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 08:01

eclipse-hiranoRésumé

 

Cette histoire au questionnement métaphysique sur fond de sorcellerie se déroule dans le xve siècle finissant du Sud de la France. Un jeune dominicain, en route vers Florence à la recherche d'un manuscrit perdu, fait halte dans un village sur lequel vont s'abattre des phénomènes inexplicables, plongeant la communauté dans le chaos. Hirano Keiichirô, jeune prodige de vingt-trois ans, écrit dans une langue traversée d'images fortes et étranges, au souffle poétique d'une grande beauté.

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Avis de lecture

 

Ce sera la critique la plus courte jamais écrite sur ce blog. J'ai acheté ce livre au Salon du livre de Paris l'an dernier, emballée par l'histoire. Une lectrice m'en disait également du bien, donc je l'ai pris. Le récit commence bien. C'est un jeune dominiciain qui part à la recherche d'un manuscrit. Au fil de son périple, il fait des rencontres, le résumé promet du mystère, etc. Mais le style de 'lécriture très pompeux, très dense m'a totalement assomée, ou plutôt assoupie. Là je blague, je voulais faire un jeu de mots. Le fait de m'assoupir devant ne lui est pas totalement dû, il y a la fatigue du travail, mais j'ai abandonné ma lecture.

Pour que vous même ne restiez pas sur votre fin si vous espériez un avis de lecture digne de ce nom, je vous renvoie vers d'autres blogs :

  - Vent d'est

  - Nick Holme 's Paradise lost

  - Site de Xavier Plathey

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Littérature étrangère
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