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  • : Au café littéraire de Céline
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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:06
" Rêve général ", de Nathalie Peyrebonne

Résumé

Il s’est passé quelque chose, c’est certain, quelque chose d’indéfinissable, un petit accroc dans la coutume, rien de grave, rien qui ne bouleverse les mémoires, et pourtant… Un enseignant quitte sa classe sans raisons apparentes et part se promener. Une conductrice de métro laisse sa rame à quai et remonte à la surface flâner à la lumière. Le portier d’un bar se désintéresse de son rôle et le Premier ministre lui-même décide de rester couché plutôt que d’aller enchaîner les réunions. C’est, en réalité, sans agressivité ni revendication, dans la légèreté et la joie de vivre retrouvées, que toute la France s’arrête progressivement et se met à rêver d’une vie plus douce, différente, où tout ne tournerait pas autour des mots martelés quotidiennement de travail, de rentabilité et d’efficacité. Une sorte de rébellion inattendue, évidente, comme une épidémie salvatrice de bon sens : une maladie sans ordonnance dont personne ne voudrait guérir…

" Rêve général ", de Nathalie Peyrebonne

Avis de lecture

J'ai beaucoup tardé à écrire cet article, j'en garde tout de même un souvenir assez net et il reste tout de même que mon ressenti après lecture fut positif.

Le livre est composé de courts chapitres dédiés à 4 personnages, 3 hommes et 1 femme, subitement envahie par un étrange sentiment qui leur fait cesser brusquement leur travail. On a par exemple Céleste, conductrice de métro, qui quitte brusquement sa cabine pour prendre l'air, ou encore Lucien, le prof, qui laisse sa classe à l'abandon.

Ce sentiment semble envahir chacun et le dénominateur commun entre ses personnages est qu'ils semblent souffrir d'un manque ou d'une certaine lassitude. Et il y a aussi le discours du président pour le nouvel an, ce discours qui parle d'effort, de valeur du travail, etc... Un discours qui ne trouve pas grâce aux yeux des personnages qui font leur douce révolution en cessant toute activité pour se concentrer sur eux. Ce rêve va d'ailleurs se propager à une grande partie de la population.

C'était pour moi une lecture agréable et j'ai été sensible à cette utopie et à un regard humoristique porté sur certains détails du quotidien, tel que ce passage sur du PQ au thé vert, un homme interpelle le narrateur et s'indigne des différentes sortes et senteurs de PQ. Voici la citation : " une société qui produit du PQ au thé vert est sans doute mal barrée... une société qui se torche au thé vert est sans doute sur la corde raide, prête à sombrer dans la farce". J'ai trouvé chaque personnages intéressants, et la description de leur basculement dans ce rêve bien décrite également. Bref, voici un premier roman réussit.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 12:39
" L'évangile selon Pilate ", d'Eric-Emmanuel Schmitt

Résumé

Première partie : dans le Jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l'arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de meunier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l'amour et le pardon ?

Seconde partie : trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s'insinue dans son esprit. Et avec le doute, l'idée de foi.

" L'évangile selon Pilate ", d'Eric-Emmanuel Schmitt

Mon avis de lecture

Eric-Emmanuel Schmitt s'est attelé à un gros sujet, un sujet très intéressant, de manière tout aussi intéressante et donc réussi, selon moi.

Dans une première partie, il donne la parole à Jésus. Alors qu'il a été arrêté, il nous livre un confession. Une confession très touchante, bouleversante d'humanité pour un homme qui est divinisé. Il éprouve de la colère, de la peur, et surtout il doute. C'est cela qui fait la force du récit. De même, l'auteur développe un point de vue intéressant : nous sommes face à un Jésus qui se découvre, qui n'est pas le Messie, mais qui le devient. Nous retrouvons dans le récit ses fidèles apôtres, des miracles tels que l'eau changé en vin, les filets rempli de poissons, etc. Mais voilà ces miracles, Jésus ne se les attribue pas, il attribue cela à de la chance en quelque sorte, voire soupçonne ses fidèles d'y être pour quelque chose. Cette première partie m'a énormément plu.

Pour la deuxième partie du livre, c'est un tout autre point de vue, une toute autre forme narrative. Nous lisons la correspondance de Ponce Pilate avec Titus après la crucifixion de Jésus. Nous ne lisons que les lettres qu'il écrit. De son point de vue, nous comprenons son quotidien de gouverneur, et nous suivons l'avancement de son enquête. Ponce Pilate est un personnage froid, borné par son esprit de romain, mais au fil des lettres nous voyons son caractère changer. Le mystère autour de la disparition du corps de Jésus, auquel il tente de trouver une explication rationnelle, en passant en revue toutes les hypothèses et les mobiles possibles, ne se résout pas et on sent que ces résistances face à l'inexpliqué diminuent. Dans cette dernière partie, il est davantage question de la foi, une foi fondée sur des apparitions si invraisemblables, une foi remise en doute, et d'un mouvement que Pilate voue à l'oubli...

De ces deux parties, je dois avouer avoir préféré la première, mais l'une et l'autre se complètent. Et il y a des personnages, comme celui de Claudia (femme de Pilate), qui apporte un plus l'histoire et influe ou permette à Pilate de s'interroger sur les apparitions.

Enfin, à ce livre, s'ajoute "Le journal d'un roman volé", ou la genèse de ce livre. C'est intéressant de comprendre les motivations de l'auteur, de voir la façon dont il a procédé pour l'écriture de ce livre. C'est d'autant plus intéressant et étonnant quand on sait qu'il s'est fait volé le manuscrit.

Ceci est le premier roman de E.E. Schmitt que je lis et j'espère lire d'autres de ses oeuvres prochainement.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 18:19

AEQUITER1Résumé

 

Vers 20 400, les Centaures ont disparu, laissant place à leurs descendants d’apparence humaine : les Fallaciens qui coexistent avec les Amazones au sein de deux royaumes alliés soumis à la divine mais accablante Loi d'Expiation. Jusqu'au jour où des rebelles fallaciens en décident autrement... Aequiter est alors placé au coeur du conflit en raison de ses liens particuliers avec les différents protagonistes qui exigent tous son allégeance. Cependant que les alliances se nouent et se dénouent, que les trahisons éclosent et que les factions se radicalisent, la reine des Amazones, l’inflexible Heredis, s’apprête à ramener l’ordre à la manière antique : en lâchant ses légions sur les rebelles...

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Avis de lecture

 

Tout d’abord merci à Babelio et aux Editions In Octavo de m’avoir permis de lire ce livre.

Ce qui m’a poussée à choisir ce livre c’est l’évocation des Centaures, des Amazones et une intrigue qui promettait d’être mouvementée. Je ressors de ma lecture mitigée à cause de certains points.

Tout d’abord, je trouve que l’auteure a créé un univers très riche et complet. Les annexes correspondant à un manuel de l’Académie Amazone de Sangtueor, contenant des décrets, des discours, etc…Je trouve l’idée très bonne pour approfondir l’univers, bien qu’il peut être contraignant d’interrompre sa lecture (l’auteure nous renvoie en effet à plusieurs reprises vers ses annexes), mais pour moi c'est un détail sans importance.

Le prologue nous révèle que nous allons lire le témoignage d’Aequiter, mais plusieurs informations nous sont fournis sans préambule et je dois avouer avoir été perdue. Les insolitaires ? La loi d’Abstar ? Loi d’Expiation ? Heureusement au fil de la lecture, on arrive à assembler le puzzle, mais ce n’est pas aisé au début.

On suit donc le quotidien d’Aequiter et en parallèle l’histoire de plusieurs personnages dont le chef de la rébellion, le prince régent, etc. On débute le livre avec un Aequiter enfant et l’auteur le fait évoluer très vite de même que l’ensemble de l’intrigue. Au total elle se déroule sur 14 ans. Le personnage d’Aequiter est intéressant, tout d’abord par ses origines qui s’éclaircissent peu à peu, puis par son rôle dès lors qu’il rejoint son peuple les fallaciens. Mais voilà une fois lui qui mourrait de rejoindre les siens et de mettre fin à cet exil parmi les amazones, se trouve finalement « écartelé » entre le peuple qui l’a vu grandir et celui de son sang. Et que dire de sa relation avec Tesselae... On suit aussi les alliances, les trahisons ou les complots de certains de près en parallèle avec l’évolution du personnage principal. Il n'est d'ailleurs pas toujours facile de s'y retrouver avec toutes ses stratégies.

Bref un livre avec beaucoup de matière, mais je dois avouer à mon grand regret que j’ai eu dans le dernier tiers du livre du mal à poursuivre ma lecture. J’ai trouvé quelques lourdeurs dans l’écriture. Je reconnais que l’auteur fait de bonnes descriptions, notamment des sentiments et émotions, mais le rythme de lecture est plus lent que celui de l’action. J'ai en effet trouvé l’écriture moins vive que l’action et ce déséquilibre m’a un peu lassée peut-être.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 13:50

Dolfi et MarilynRésumé

 

Paris, 2060.

Après le clonage des êtres vivants, la loi autorise celui des personnes mortes depuis au moins soixante-dix ans.

Et si l'un des clones d'Adolf Hitler avait été gagné à la tombola, par un gamin et son père, spécialiste de l'Histoire du XXe siècle ? Et si ce Dolfi paisible s'était échappé ? Et si le passé revenait ? Et si un homme seul pouvait empêcher le pire ?

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Avis de lecture

 

Lorsque j'ai vu la couverture et lu le résumé de ce livre, j'ai été totalement intriguée. Je me suis donc empressée de le commencer. Il faut dire que l'histoire est pour le moins atypique. Ce livre est sorti en janvier dernier et je n'ai pas l'impression qu'il ait eu beaucoup de presse, mais je vous invite fortement à le découvrir. Ce livre est (sur)prenant.

     Pour vous mettre en situation. L'histoire se déroule à Paris, en 2060. Cloner est chose courante, mais pas n'importe qui ou n'importe comment (des réglementations ont été établies), surtout lorsqu'il s'agit de personnages historiques. Mais lorsque des personnes décident de cloner Adolf Hitler, en série limité, très vite des questions éthiques se posent. Certains clones sont alors victimes de torture ou tués (hors tuer un clone est puni par la loi, au même titre que celui de tuer un homme). Rappelé par le fabricant, il en demeure pourtant un dans la nature qui réapparait de manière surprenante et inattendu pour son futur propriétaire.

Ainsi lorsque Tycho Mercier, professeur d’Histoire à la Sorbonne, et narrateur de ce livre, rentre chez lui et trouve, assis dans son fauteuil, le clone d’Adolphe Hitler, un mélange de sentiments le traversent : l'étonnement, mais surtout la colère contre son ex-femme qui a gagné ce lot étrange dans une tombola d'un supermarché et l'a donné à leur fils. Mais voilà en tant que professeur d'Histoire spécialiste du XXe siècle, avoir une copie d'Hitler dans son salon à de quoi susciter la curiosité. Sa moustache rasé (certainement par un employé du supermarché), mais sa mèche toujours présente, il n'en est pas moins reconnaissable. Ce cadeau fait le bonheur de son fils, qui voue une étrange passion pour la Seconde guerre mondiale (causé par celle du père bien sûr). Lui veut le garder, mais pour son père hors de question vu les risques encouru s'il se fait prendre. Dès lors il s'agit pour lui de s'en débarasser...

      Le personnage de Tycho Mercier est très intéressant. Il se trouve tiraillé entre son intérêt, sa curiosité pour A.H.6, le clone d'Hitler, et la crainte de subir des poursuites judiciaires. Dans un premier temps, un malaise plane quant à sa présence et l'idée de se servir du clone ne lui plaît pas. Après diverses démarches infructueuses, il se voit obligé de la garder sous son toit. C'est alors qu'il commence à lui confier de basses tâches : peindre un mur, tondre la pelouse, tailler la haie. Hitler transformé en une sorte d'esclave. Car que sont ces clones et à quoi servent-ils finalement auprès des hommes, sinon à cela, les servir. Voilà Hitler, rebaptisé Dolfi, réduit à l'état de sous-homme. Sa curiosité d'historien va aussi se matérialiser par des questions pour déterminer s'il a conscience d'être un clone et de qui il est le clone. En bref, Tycho est face à un problème qu'il ne sait pas comment résoudre, hésite sans cesse sur le comportement à adopter et cette hésitation va l'entrainer dans une suite d'évènement qu'il ne va pas contrôler.

     Rebondissement dans l'histoire quand la Marilyn de Bassompière (voisin de Tycho), objet de fantasmes de ce dernier, débarque chez lui perdue. Homme au grand coeur, le voilà avec un deuxième clone sur les bras, mais un clone illégale. Double infraction pour notre narrateur qui s'enfonce inexorablement. La menace d'une arrestation, d'une dénonciation se fait plus pressante, et pourtant quand celle-ci arrive, elle nous tombe dessus brusquement. L'auteur nous installe dans le quotidien de Tycho et fait tout voler en éclat sans ménagement.

     Les clones en fuite, Tycho retrouve sa vie d'avant et s'en sort plutôt bien avec la justice. Mais son aventure avec les clones et loin d'être finie. Leur sort l'intrigue. Sont-ils morts ? Se cachent-ils toujours, mais où ? Grâce à un médecin de son quartier, il va retrouver la trace de Marilyn et immanquablement celle d'A.H.6. Dans cette seconde partie, l'auteur nous réserve un tas de surprises et de révélations sur le couple improbable Dolfi/Marilyn. La dynamique est tout autre et là nous auront notre réponse à la question : et si le passé revenait ? Cloner un tel personnage, s'il attise les haines, peut aussi raviver certaines croyances idéologiques. Ainsi le clone innocent de tout péché, hormis celui d'être le clone de Hitler, se retrouve piégé par son apparence. Le fait même de l'appeler Dolfi souligne tout de même l'innocence du clone. Fidèle à lui-même, Tycho se retrouve témoin d'un retour en arrière, bien malgré lui à cause de sa curiosité une fois. Son hésitation le perd encore et le voilà un mauvaise posture. Cette dernière partie m'a laissée bouche bée, je ne m'attendais pas à ce que l'histoire prenne de telle proportion.

     Voilà un roman que je n'oublierais pas de sitôt. Tour à tour drôle (lorsqu'on imagine Dolfi tailler les haies, boire innocemment son chocolat chaud, lorsque Marylin débarque à son tout), et réflexif (lorsqu'il est question d'éthique et d'humanité dans le rapport de l'homme au clone), ce livre est à la frontière de la science-fiction. Découvrez vite ce premier roman de François Saintonge (pseudonyme), un roman original pour cette rentrée littéraire d'hiver.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 15:06

la nuit ne dure pasRésumé

 

Le premier roman français publié par 13e Note, l'instantané d'une jeunesse en quête d'absolu, de rock au vitriol et de cul tendre. Une trilogie racontée à la première personne, à tour de rôle, par chaque membre des Kid Bombardos, groupe français existant réellement. Les récits de trois frangins en quête d'eux-mêmes, la rage chevillée au corps et le rock'n'roll au bout des doigts...

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Avis de lecture

 

    Ce roman a remporté l'an dernier le prix des lecteurs de Deauville et cette année, il concourt au prix des ados de Deauville. Ce livre est conçu comme une trilogie. Chaque partie est racontée à la première personne par un membre du groupe Kid Bombardos (un groupe qui existe réellement), en l'occurence les trois frères qui le com de pose.

     Dans la première partie, c'est l'ainé Arthur qui s'exprime. Arthur est un libraire, passionné de John Fante et de Bukowski. Mais ce personnage a ses démons, qu'il affronte, auxquels il s'abandone par faiblesse avant de vouloir les combattre à nouveau.  Sa dépendance à la drogue, ses fréquentations l'ont éloigné de sa famille, de sa passion pour la musique. Sa rencontre avec Sophie (jeune étudiante en lettres) va avoir une influence positive sur lui. Dans cette première partie, on assiste à la transformation d'Arthur, aux débuts du groupe, mais également à une triste fin pour l'un de ses membres. L'auteur ne mâche pas ses mots lorsqu'il raconte l'histoire ou lorsqu'il fait parler ses personnages et réussit à nous communiquer l'énergie de ses personnages. C'est une constante dans le livre, du début à la fin.

    La deuxième partie est consacré à Dominique et la dernière à Sebastien. A l'image de la première, il est question de leur vie personnelle en parallèle à l'évolution du groupe Kid Bombardos.  Dans chaque partie, c'est une sorte de quête que réalise les personnages pour se découvrir eux-mêmes. C'est un roman où les sentiments, les actes de chaque personnage est décortiqué, que ce soit lors de leurs échecs ou de leurs réussites, leurs amours ou désamours aussi.

      La nuit ne dure pas c'est aussi un roman 100% rock, bourré de références, tels que les Velvet, Jesus and Mary Chain, Smog, Tindersticks, The Strokes, etc. L'auteur a pris soin de donner à chaque chapitre le titre d'une chanson, celui-ci prenant un sens dans l'histoire des trois frères. J'ai un faible pour le rock, mais je ne connaissais pas la plupart des titres qu'il mentionnait, je me suis donc mise à les écouter sur internet après ma lecture. Je suis également allée sur le myspace des Kid Bombardos, j'ai bien aimé les quelques titres qui s 'y trouvaient.

     Bref, pour conclure, c'est un roman avec des personnages qui sortent de l'adolescence, mais pas une lecture réservée aux ados. C'est un livre plein d'énergie, de sentiments. L'auteur passe très bien de la vie personnelle des personnages à la vie du groupe et la façon dont les deux s'entremêlent est aussi intéressante.

     C'est le deuxième livre de la sélection pour le prix des ados de Deauville 2013 présenté ici, une sélection très orientée sur le rock, à l'exception d'un livre, dont je vous parlerais dans un prochain article.

 

Vous aimerez sûrement ce livre, également en lice pour le prix des ados de Deauville :

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:23

philosophe qui n'était pas sageRésumé

 

Deux destins qui s affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.

 La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l on disait philosophe, s acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions... Qu avaient-ils fait pour mériter ça ? D'heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.

Un roman captivant, plein d humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

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Avis de lecture

 

   C'est le premier roman de Laurent Gounelle que je lis. J'étais emballée par le sujet. En ce moment, depuis la lecture de Beau parleur de Jesse Kellerman, il me plait de lire des romans faisant référence à la philosophie. Une petite lubie qui me conduit d'ailleurs à lire la Philosophie pour les nuls, c'est fou l'impact d'un roman parfois. Bref, je remercie Babelio de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

    Laurent Gounelle a une écriture très fluide, habile dans les détails et les descriptions qui m'a beaucoup plu. Il attaque le roman en nous annonçant le départ de Sandro pour la forêt amazonienne, où sa femme est morte. Sandro, professeur de philosophie, ne s'est pas remis de sa mort et décide de partir sur les traces de sa femme, à la rencontre de ceux qui seraient responsables de sa mort. Il se fait accompagner par 4 hommes, des sortes de mercenaires, ceux-là même qui auraient découvert le corps de sa femme, pour le mener auprès des indiens.

    Sandro propose très vite un marché à ses guides : l'aider à accomplir sa vengeance sur ce peuple. La récompense et l'envie de laisser cours à la violence qu'ils ont en eux les amène à accepter ce marché. Détruire ce village ne leur pose aucun souci de conscience. Les guides se livrent à une "surenchère d'horreur" pour utiliser les termes de l'auteur, aboutissant à la mort et la souffrance physique des indiens, mais Sandro refuse cette alternative. "Ce que je veux, c'est les rendre malheureux chaque heure, chaque minute, chaque seconde de leur vie, jusqu'à la fin de leurs jours", dit Sandro.

    A leur arrivée au village, ils construisirent des huttes, Sandro ayant la sienne. Malade les premiers jours, il ne rentre pas en contact avec les indiens et ne souhaitera pas le faire une fois guéri. Cet isolement le pèsera beaucoup cependant par la suite. C'est donc à Krakus, le meneur, qu'il va délivrer ses instructions afin d'accomplir son dessein. Mais comment rendre malheureux des personnes que peu de choses semblent atteindre, vivant en harmonie dans le présent, avec la nature et loin de toute préoccupation matérialiste ? Krakus semble désemparé mais les conseils de Sandro vont l'aider et peu à peu il va réussir à changer le comportement des indiens. J'ai trouvé cela parfois bien simpliste et un peu tordu l'idée de cette vengeance, mais je n'ai pas pour autant eu envie d'arrêter ma lecture pour savoir comment cela aboutirait. Krakus est à fond dans son rôle tandis que ses comparses s'ennuie ferme et veulent partir. Exclus mais surtout désintéressés de cette opération, ils préfèrerait en finir à coup de fusil.

    On sent parallèlement un flou autour de la mort de la femme de Sandro. Les circonstances ne nous sont pas dévoilées d'emblée et finalement on apprend la vérité. L'idée d'un sacrifice à un dieu m'avait paru bizarre, mais je ne m'étais pas plus attardée là-dessus, si bien que j'ai été surprise d'apprendre la vérité. C'est ainsi que Sandro se trouve piégé par un Krakus qui refuse de partir sans finir le travail et menace de toucher à Elianta (la chamane et la seule à s'être méfiée de ses étrangers) s'il n'arrive pas à ses fins.

     Laurent Gounelle oppose ici deux conceptions de la vie très différentes. Le mode de vie occidentale apparaissant tout de même bien négatif. La critique du matérialisme, de notre conception de vie individualiste n'est pas neuve. Les références à Marc Aurèle, à l'influence des théories de Darwin sur notre société sont des petites choses intéressantes dans le récit, de même les dialogues teintés d'humour, notamment lors des échanges entre Krakus et un indien, sont plaisants à lire, mais ne changent pas le fait que j'ai trouvé l'intrigue globalement simpliste.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 11:39

ciseaux -michakaRésumé

 

«Jour après jour, j'entends dire qu'on ne vit pas dans un monde de certitudes. Qu'il n'y a de certain que l'amour, tant qu'il dure, la famille, tant qu'elle se maintient, les amis quand ils sont de passage. Autant dire, tout cela n'est pas plus sûr que le reste. Alors quoi ? Est-ce qu'on doit se passer de certitudes ? Est-ce qu'on peut tenir longtemps, sans un ou deux cailloux dans le creux de la main ?

Je crois que dans mes nouvelles je n'ai jamais parlé d'autre chose.

Je m'appelle Raymond. Je suis écrivain.

Enfin, j'espère le devenir.»

Ravmond Carver, Maryann Burk-Carver, Gordon Lish et la poétesse Tess Gallagher qui attend son heure en coulisses... Ciseaux est leur roman. Stéphane Michaka, l'auteur de La Fille de Carnegie (Rivages Noir n° 700), s'empare du mythe et fait revivre, au-delà de la rivalité entre un écrivain et son éditeur, la passion amoureuse qui lie un homme et une femme déterminés à s'inventer un destin.

 

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Avis de lecture

 

    Au jour d'aujourd'hui, ce livre est mon roman préféré de cette rentrée littéraire 2012. Stéphane nous plonge dans la vie de Raymond Carver, un écrivain que je ne connaissais pas à la base. C'est une courte critique, celles que l'on trouve dans les magasines publiés à la rentrée littéraires dans les grandes librairies, qui a attiré mon attention. C'est l'heureux hasard de le trouver chez un bouquiniste (Le rêve de l'escalier à Rouen) qui m'a permis de le lire.

    Le récit se fait de différents points de vue : celui de Raymond lui-même, de Marianne (sa femme), de Douglas (son éditeur, dit "ciseaux"), et enfin de Joanne (celle qui sera sa nouvelle femme). Le roman est d'autant plus riche. Ses différents points de vues sont prétextes à illustrer son rapport aux femmes, à l'alcool, à l'écriture et surtout avec son éditeur Douglas, dit "ciseaux".

    Ce que j'ai apprécié, c'est l'introduction de nouvelles au sein du roman, des nouvelles qui font écho à la vie de Raymond, puisque celui-ci s'en inspire directement. J'imagine que ces nouvelles sont celles de Raymond Carver (pas le personnage, mais le vrai), mais je n'en suis pas sûre (si vous le savez, éclairez-moi).

     Par ailleurs, j'ai trouvé chacun des personnages très attachants. L'auteur met en avant leurs fêlures : pour Raymond son principal et vieux démon est l'alcool dont il n'arrive pas à se débarasser enfin jusqu'à ce que ... mais je n'en dis pas plus, si ce n'est que cela impact son écriture. Pour Mariane, c'est l'abandon de ses rêves, de ses ambitions pour maintenir à flot les finances de la famille. Très vite mère et mariée, sa vie s'en est trouvé chamboulée. Douglas, un éditeur exigeant, qui découpe au ciseaux les textes qu'on lui soumet, ne semble vivre que par son travail (sa femme le quitte à cause de son travail). Sa relation avec Raymond va être souvent conflictuelle (Raymond a du mal à accepter l'amputation de ses textes), mais au fond Douglas ressentait une certaine amitié pour son auteur. Et enfin, le personnage de Joanne, poétesse qui attend son heure, d'abord maîtresse puis compagne de Raymond. Avec elle, il retrouve une certaine stabilité et arrête définitivement de boire. Je n'ai aps pu m'empêcher de ressentir de la pitié pour Marianne, cette femme qui a connu, encouragé le Raymond du début, celui qui n'était pas encore célèbre, et qui se retrouve rejeté en quelque sorte.

     Bref, l'histoire et l'écriture de Stéphane Michaka m'ont emportée. Un livre A LIRE, c'est certain.

 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:52

cOUVRE FEU D4OCTOBRERésumé

 

Octavio, jeune Français d'Oran, en Algérie, vit une passion avec Judith. Mais l'été 1955, il doit tout quitter pour rejoindre Paris afin d'y suivre ses études universitaires. Lasse de l'attendre, se sentant abandonnée, Judith se jette dans les bras du frère aîné d'Octavio et l'épouse. En 1957, le couple débarque à son tour en métropole. Alors qu'Octavio s'engage dans la lutte clandestine aux côtés du FLN, son grand frère, qui est policier, choisit le camp de l'OAS. Dès lors, la tragédie est scellée entre ces trois-là, qui, malgré leurs trahisons, les querelles et tout ce qui les sépare, continuent de s'aimer en secret...

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Avis de lecture

 

    Au fil de la lecture de ce roman, je me suis rendue compte que mes connaissances sur cette partie de l'Histoire laissait à désirer. Je n'ai pas honte de le dire et je vais du coup certainement combler cette lacune prochainement. Le roman de Lancelot Hamelin est très bien documenté et je pense que mon manque de connaissance a un peu gâché ma lecture, en partie en tout cas. Car bien que l'intrigue autour de ce triangle amoureux soit abordable sans le contexte historique, il y a tout de même un autre niveau de lecture où cela m'apparait important pour comprendre l'ensemble. J'ai tout de même saisi l'essentiel, je pense.

    Octavio, quelques temps après son arrivée à Paris, s'engage dans des actions militantes en faveur de l'indépendance de l'Algérie, tandis que son frère s'engage lui en faveur de l'OAS. Octavio va finalement trahir le FNL et se cacher chez son frère et sa belle-soeur Judith, qui se trouve être son amour de jeunesse. Octavio va ainsi prendre le temps de rédiger son parcours, mais pas seulement.

     Le roman se découpe en plusieurs parties, constituées de plusieurs chapitre se déroulant à différentes années, notamment entre 1955 et 1957. L'action au présent se déroule en  1961, et relate la cohabitation entre Octavio, son frère aîné (qui n'est pas nommé), Judith et leur enfant, mais aussi la maladie qui ronge le narrateur. Une cohabitation pas toujours simple où le silence, les non-dits, une certaine rancoeur ou amertume flotte par moment. Amertume par rapport au fait que Judith ait épousé son frère notamment. Dans le roman, c'est donc Octavio qui a la parole et à travers lui, il s'adresse souvent à Judith. La fin du livre est particulièrement réussi. On se rend compte que le journal tenu par Octavio est lu par son frère, qui le lègue ensuite à ses enfants. C'est le moment pour lui d'exprimer son ressenti par rapport à son frère, à sa femme et leur relation.

    Un roman très riche et bien construit, mais qui ne m'a pas autant plu que je l'aurais pensé, peut-être pour une raison évoquée ci-dessus. J'ai tout de même été touchée par le parcours de chaque personnage, par la relation complexe qui les unit.

 

Lu dans le cadre du

critiquesABC2013

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:26

barbe bleueRésumé

 

"La colocataire est la femme idéale."

 

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Avis de lecture

 

   Cette année, je lis un Nothomb. Voilà un objectif de réalisé pour cette rentrée littéraire. J'avoue que je n'ai jamais lu un de ses livres. Quand je flâne et feuillette le début dans une librairie ou bouquinerie, je ne franchis pas le pas de l'achat, réticente à la lecture des première lignes. On m'a vanté Hygiène de l'assassin et Stupeur et tremblements, peut-être les lirais-je dans un avenir plus ou moins proche, quand l'occasion se présentera. Mais j'arrête là cette introduction pour parler de l'objet de cet article : Barbe bleue.

    C'est un livre qui se lit très bien. Le style est fluide, la présence de longs et nombreux dialogues vifs et pétillants allège la lecture. Bref un livre très vite dévoré. Ce qui m'a décidé à franchir le pas cette fois c'est le thème de Barbe bleue. Et on retrouve en effet les éléments qui constituent ce conte :le personnage a une pièce secrète et demande à ses colocataires de ne pas y entrer. Elles font toutes l'erreur d'enfreindre cette règle et en paient le prix.

    Don Elmirio n'est pas un personnage très sympathique. Il est certes poli, empreint de nombreux principes, qui en fond un personnage distant. Saturnine a un fort caractère, n'hésite pas à être franche, mais ses réactions ne m'ont pas paru toujours crédibles. Ces deux personnages forment tout de même un beau duo, je dois le reconnaitre. Leur deux caractères s'affrontent, chacun a du répondant, les dialogues sont vifs. Il est appréciable que l'auteur plaisante, ironise elle-même sur le contenu du roman par l'intermédiaire des personnages. Par exemple lors du dialogue sur les diverses colocataires ayant des prénoms farfelus pour certains et finissant tous par -ine.

    Voici donc un roman qui traite de divers thèmes, l'amour, le respect de l'autre, du secret, un roman qui se lit très bien, mais qui ne m'a dérangée du point de vue de la progression de l'intrigue et la fin, oui elle m'a surprise, mais elle m'a surtout laissée perplexe.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 12:06

fortune de silaRésumé

 

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n’intervient. Ni le couple russe qui contemple cette scène avec des sentiments mêlés, ni la femme du client en colère, ni les deux jeunes gens, deux Français, venus fêter une première embauche à la banque. Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ? Dans le cours des vies, aucun événement, si minime soit-il, n’est anodin. Et la brutalité de l’un, l’indifférence ou la lâcheté des autres vont bientôt se révéler pour ce qu’elles sont vraiment : le premier signe de leur déclin. De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l’argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale, de l’oligarque russe au financier français en passant par le spéculateur immobilier, tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut.

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Avis de lecture

 

    En même temps que son roman Avant la chute, La fortune de Sila est sorti en poche. C'est par celui-ci que j'ai voulu commencer et j'ai bien apprécié cette lecture.

    L'histoire commence par cette fameuse scène décrite en quatrième de couverture : le coup de poing reçu par Sila de la part d'un client. L'auteur va décortiquer la scène et la réaction de chaque client présent à ce moment-là. Il s'avère que la réaction de chacun va avoir des conséquences sur leur vie intime,mais cela on s'en rend compte progressivement. Après avoir introduit chacun des protagonistes de cette scène, l'auteur revient sur chacun d'eux, sur leurs vies professionnelles, personnelles. Sila étant le centre de cette spirale où la vie de chacun bascule.

    Au fil de la lecture, il apparait finalement que la vie des uns et des autres s'entrecroisent. Par exemple, les deux amis français vont être amenés à croiser le russe et l'américain (celui ayant frappé Sila). Parmi les histoires de chacun, j'ai été plus sensible à celle de Sila forcément, à celle du couple Américain et l'un des jeunes français. Mais pour tous, il question du rapport à l'argent, face à la crise, de question de pouvoir. La question économique est au centre du roman et régit la vie de tous ou presque. On voit, par exemple, comment l'argent à modifier un homme, l'éloigner de ses proches, le malaise provoqué par l'argent facile, etc. J'ai aussi aimé les personnages féminins, qui subissent l'ambition de leur mari, mais réagiront de différentes manières.

    Il faut reconnaitre à ce livre qu'en plus d'être bien écrit, il est bien documenté. On suit avec plaisir l'évolution de chacun (évolution devenant parfois déclin), avec quelques déceptions quand certains se quittent. C'est peut-être triste, mais c'est cohérent et crédible par rapport à l'intrigue globale. Certains choix coûtent cher, c'est ce que montre en partie le roman.

Finalement le seul qui semble vivre la vie comme elle vient, vivant en électron libre, est Sila, loin de toute ces préoccupations financières.

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