Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Au café littéraire de Céline
  • Au café littéraire de Céline
  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
  • Contact

Articles à venir

Dorénavant, je vous donne rendez-vous sur http://aucafelitterairedeceline.wordpress.com pour lire mes critiques A bientôt

Archives

Sur Babelio

Mes livres sur Babelio.com

Aucafelitterairede Céline

Créez votre badge">

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:08
" Un employé modèle ", de Paul Cleave

Résumé

Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît !

" Un employé modèle ", de Paul Cleave

Avis de lecture

Il parait, depuis quelques temps déjà, plus de romans mettant en avant le point de vue du tueur en série. On peut citer par exemple le célèbre Dexter de Jeff Lindsay, Je ne suis pas un serial killer, de Dan Wells, Les vacances d'un serial killer, de Nadine Monfils.

Je n'ai lu aucun de ses livres, mais ils me tentent fortement. Pour ce qui est du livre dont il est question ici, j'ai été très prise par le récit. Nous suivons, d'abord, l'histoire à travers le regard de Joe le lent, Joe le boucher de Christchurch. C'est un personnage très intéressant. Il travaille comme homme de ménage au commissariat où se déroule l'enquête sur une série de meurtres attribuer au Boucher de Christchurch. Boulot de choix pour lui qui peut voir à quel point la police s'égare dans son enquête, de quoi flatter son ego. En effet, lui Joe, jouant le rôle de l'attardé, du lent, parvient à glaner des informations sur l'enquête et berne tout le monde.

Enfin tout le monde ou presque.... Nous suivons également l'histoire à travers le regard de Sally, qui travaille au service d'entretien du commissariat. Fervente chrétienne, Sally est un personnage d'une grande gentillesse, très naïve également, qui se prend de sympathie pour Joe, à cause de son soi-disant handicap, mais aussi parce qu'il lui rappelle son frère décédé Martin.

Le développement de la relation entre Joe et Sally est très intéressante. Lui joue l'attardé et prend Sally pour une attardée, ce qui sera une grosse erreur. Elle, saine d'esprit, prend comme tout le monde Joe pour un attardé, mais un jour, Joe lui fait un étrange sourire qui suscite en elle des interrogations. Dès lors, elle cherche à se rapprocher de lui, pour mieux le comprendre, l'aider, etc. A noter que leurs visions de la vie les opposent. Cela se remarque notamment lorsque Joe parle de manière négative de Christchurch, tandis que Sally nous livre une toute autre visions ensoleillée. Au fil du livre, Joe tente de garder Sally loin de lui, sans y parvenir. Finalement Sally finit par avoir toutes les clés en main pour comprendre qui est vraiment Joe, mais sa foi en chaque homme, l'empêche d'envisager cela, jusqu'à un certain point cependant.

L'intrigue repose donc sur la relation de Joe et Sally, mais avant cela sur un meurtre, attribué à Joe, mais qu'il n'a pas commis. Joe se fait le devoir d'enquêter pour découvrir l'identité de ce tueur, et son esprit aiguisé de tueur s'avère tout aussi efficace que celui d'enquêteur pour le démasquer, quand il n'est pas occupé à tuer.

Tout cela, donne des passages savoureux, comme ceux où Joe nous dévoile sa logique de tueur que nous ne pouvons cautionner, mais malgré tout je me suis attachée à lui. Sa relation avec les animaux est particulière, il les aime bien plus que ses semblables. Il a éprouver d'intenses remords à tuer un chat, mais une femme, ça non. Et que dire de ses compagnons les poissons Cornichon et Jéhovah, de véritables confidents pour lui. J'ai aussi particulièrement aimé le moment où Joe est confronté à son portrait psychologique, qu'il commente, se défendant de tel trait, s'interrogeant pour tel autre.

Avec ce livre de Paul Cleave j'ai passé un très bon moment de lecture. Je me laisserai peut-être tenter par Un père idéal, qui est dans la même veine. Son dernier Nécrologie, dont l'intrigue se déroule justement au moment de l'enquête sur le boucher, promet également d'être bien.

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 19:02

HypnotiseurRésumé

 

Erik Maria Bark, un psychiatre spécialisé dans le traitement des chocs et traumas aigus, a longtemps été l'un des rares véritables experts de l'hypnose médicale. Jusqu'au jour où une séance d'hypnose profonde a très mal tourné. Depuis, il a promis de ne plus jamais hypnotiser. Mais dix années plus tard, l'inspecteur Joona Linna le réveille en pleine nuit : Josef, un adolescent, a assisté au massacre de sa famille. Le corps lardé de centaines de coups de couteau, il vient d'être hospitalisé, inconscient et en état de choc. Joona Linna veut l'interroger sans tarder car tout indique que l'assassin est maintenant aux trousses de la soeur aînée de Josef, mystérieusement disparue. Et pour lui, il n'y a qu'une façon d'obtenir un quelconque indice de l'identité du meurtrier : pénétrer le subconsient du garçon et tenter de revoir le carnage à travers ses yeux... donc hypnotiser Josef.

Rythme effréné, richesse et complexité des personnages, écriture au cordeau : un roman policier d'une intelligence redoutable doublé d'un thriller terrifiant.

wpe106

wpe106

wpe106

wpe106


 

 

 

 

Avis de lecture

 

        Et oui, 4 scarabées pour ce superbe roman, qui dans un premier temps prend les airs d'un policer pour basculer vers le thriller. Oui je trouve que l'on bascule d'un genre à l'autre, car finalement l'une des deux intrigues va prendre l'ascendant sur l'autre et donc changé le ton du livre. J'ai adoré ce roman. Je m'y suis plongée d'entrée de jeu et dès que j'avais un moment, je le saisissais pour poursuivre ma lecture.

         Malgré tout, je trouve le résumé à moitié trompeur, pour le première partie de celui-ci, car bien sûr le rythme est effréné, les personnages sont riches, complexes, en bref très intéressants (mais j'y reviendrais), enfin l'intrigue est très intelligente et très bien ficelée. La quatrième de couverture est centrée sur une intrigue, celle de Josef, qui  finalement va s'effacer pour laisser place à une autre qui va nous divertir la moitié du livre, ce n'est pas rien.

       Du coup, à cause de cette focalisation sur Josef, j'avoue avoir été euh... pas déçue, car ce mot serait trop fort, mais faute de trouver le mot juste, disons que je suis déçue, à un faible degré, par le fait qu'elle devienne plus secondaire. La transition se fait en douceur et les enjeux au final sont tels pour notre héros L'hypnotiseur Erik, à qui on s'est attaché, que l'on est saisi par l'histoire. D'ailleurs tout réside dans le titre. L'Hypnotiseur. Lars Kepler prend pour héros cet hypnotiseur qui a fait une promesse qu'il a rompu, sous pression de l'inspecteur. Certes, il semble s'écarter de son sujet en nous focalisant un temps sur l'affaire Josef (que j'ai trouvé bluffante autant qu'effrayante), mais ce temps lui sert à creuser son héros, son histoire personnelle, etc, pour mieux nous préparer à la seconde intrigue. Mais voilà, si j'ai été satisfaite de la résolution de l'intrigue qui concerne Erik, et bien j'aurais aimé qu'il y ait une vrai fin au sujet de Josef.

      Dernière chose, j'allais oublier. Je disais plus haut que j'avais apprécié chaque personnage. Oui je les ai tous trouvé intéressants, mais concernant l'inspecteur Joona Linna, un homme très sûr de lui, qui veut toujours avoir raison (et qui a toujours raison), je l'ai trouvé moins attachant dans les premiers premiers à cause de ce trait. Après, l'auteur écrit quelques passages qui permettent de développer sa vie personnelles et ses relations, mais j'espère que pour les prochains livres de la série le voir bien évoluer.

      Pour conclure, je conseille vivement ce roman ! Pour  la suite de ses aventures, et bien, j'attendrais qu'elles sortent en poche.

 

Vous aimerez peut-être :

la-vallee-des-tenebres

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:39

enigme de saint olavRésumé

 

Tallinn, 1409.
Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l'ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l'ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité. Courtisé pour une liqueur de sa fabrication, Melchior est un esprit éclairé au sein d’un monde obscurantiste et naïf. Il faudra toute sa perspicacité pour démêler « l’énigme de Saint-Olav ».

 

 

wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

    J'ai lu ce livre, très curieuse de découvrir un livre d'un auteur estonien. L'auteur, en Avant-propos, nous explique le contexte historique de l'époque (1409), et un mystérieux fait divers qui a secoué Tallinn à l'époque. On comprend alors ce qui l'a motivé à raconter cette histoire : la tentation de broder une intrigue autour de ce fait divers. En lisant la petite biograhie, je note aussi que l'auteur est originaire de Tallinn, passionné d'histoire médiéval.  Ici, il s'agit donc d'un polar, mais apparemment l'auteur s'illustre aussi en SF.( Je n'ai pas trouvé d'oeuvres traduite en français)

    Passons au livre, objet de cet article. J'ai passé un bon moment de lecture. La construction est bonne. D'abord, on assiste au crime, puis à la découverte du crime. L'auteur choisit de nous montrer cela du point de vue de divers personnages, ce qui nous permet du coup de faire connaissance avec les divers protagonistes de manière progressive, et parfois de voir les relations qu'ils ont pu avoir avec l'assassiné. Ensuite vient le temps de l'enquête par le bailli, à qui on met la pression, mais c'est sans compté la perspicaité et le sens de l'observation de Melchior, l'apothicaire.

    Le personnage de Melchior était le plus complet, son histoire personnel a été davantage développée avec un mystère qui ne manque pas de nous interpeller. Quant au bailli, qui a pourtant un rôle important, son personnage n'a pas été très creusé. Je l'ai lu il y a une semaine et j'avoue qu'à l'heure d'écrire cet article je retiens, en plus de celle de Melchior et de sa femme, l'histoire de Kilian, cet apprenti chanteur, mais peu de choses sur les autres personnages, hormis la nature de leurs relations.

   Pas facile de mener une enquête au Moyen-âge ! On s'en rend compte, lorsque nos deux enquêteurs expliquent comment s'y prendre : retracer la dernière journée du défunt et les personnes qu'il a croisé, trouver des témoins, etc... Un travail de longue haleine puisque peu d'indices subsistent. C'est une véritable leçon d'enquête qui nous est donné, j'ai bien aimé. L'enquête se déroule sur 4 jours et c'est un élément inattendu qui va relancer l'enquête et donner de nouvelles pistes. Très fourni en détail, en description, qui parfois s'éternisait un peu, il en ressort que je n'ai pas été emportée par l'histoire, mais j'ai suivi tout avec intérêt avec, tout de même, la volonté de connaitre le fin mot de l'histoire.

     Enfin, ce que je retiens est que l'auteur a vraiment réussi à m'emmener au Moyen-âge. Il multiplie les détails sur le mode de vie, le quotidien, le système des confréries, la place de la religion, le fonctionnement de la loi à l'époque à cet effet et ça marche.

      Les amateurs de romans médiévaux devrait apprécier ce livre, je pense.

 

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:30

emergency-911Résumé

 

À Bulls Mouth, Texas, quand on fait le 911, on tombe directement sur le Bureau du shérif. Collé derrière le central, son adjoint Ian passe ses journées à jouer aux cartes sur l’écran de son ordinateur tout en répondant aux rares appels d’urgence. Il faut dire qu’il n’a plus du flic que l’uniforme. Il y a sept ans, sa fille Maggie a été kidnappée dans sa chambre. L’enquête n’a rien donné et on n’a jamais retrouvé la moindre trace de la petite. Quelques mois plus tôt, elle a été déclarée morte. Depuis, Ian s’est mis à boire, sa femme l’a quitté et le shérif lui a retiré son arme de service.
Ce jour-là, il lui reste une heure à tirer quand il reçoit un coup de fil un peu spécial. “Je vous en prie, aidez-moi !” Ça fait sept ans qu’il n’a pas entendu sa voix, alors au début il ne la reconnaît pas. Pourtant c’est bien elle. Sa petite fille l’appelle au secours. Elle a réussi à s’échapper et à trouver une cabine téléphonique. Mais la conversation est brutalement écourtée. Son ravisseur vient de lui remettre la main dessus.
Il n’a à peu près rien : une description sommaire du kidnappeur et la localisation de la cabine, où un combiné doit se balancer au vent. Mais à peu près rien, c’est déjà quelque chose, et il ne laissera pas Maggie disparaître une seconde fois. Alors il prend son SIG Sauer, grimpe dans sa Mustang 1965 et part à sa recherche. Du Texas à la Californie, il enfile l’Interstate 10 à tombeau ouvert sur la trace du monstre qui lui a volé sa vie.

wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

     Il est vrai que la quatrième de couverture dévoile beaucoup de choses : la situation de Ian, le kidnapping de sa fille Maggie, l'appel à l'aide de cette dernière et dès lors la ténacité de Ian pour retrouver sa fille, mais le plaisir de lecture est là.

      Tout d'abord, l'auteur fait intervenir dès le premier chapitre l'appel à l'aide de Maggie. C'est bien, l'intrigue démarre sans perdre un instant. Ian a tout perdu, sa femme, sa fille qui a été déclaré morte depuis peu, mais au fond de lui reste l'espoir, un espoir qui devient réalité. Dès lors, il sort de sa torpeur et n'aspire qu'à une chose la retrouver. L'auteur ne raconte pas une banale histoire de kidnapping qui finit bien (enfin ici ça finit bien selon le point de vue que l'on adopte), il va au delà dès lors que l'histoire se transforme en sanglante course poursuite. Aucun des deux partis (c'est-à-dire Ian et le kidnappeur) ne lâchera l'affaire tant que l'autre ne sera pas mort.

         Ryan David Jahn construit son roman de manière intéressante. C'est un roman à plusieurs voix : celle de Ian, de Diego (son collègue et ami), de Maggie, et du kidnappeur. Chacun s'exprime à tour de rôle ce qui nous fournit une vision globale et complète de l'histoire. Alors petite précision aussi, je dis kidnappeur pour ne pas vous dévoiler son nom, alors que l'auteur, lui, nous le dévoile dès le début. Et oui pas de surprise sur l'identité du méchant de l'histoire, mais si l'on n'a pas le plaisir d'un suspens à ce niveau, c'est parce que le parti est pris de creuser l'histoire de ce personnage, comme il va aussi creuser celles des autres protagonistes. C'est le point fort du livre, selon moi.

Le résultat est que l'on brûle que Ian coince ce sale type, que l'on encourage Maggie lors de ses tentatives d'évasion, mais que l'on ne peut s'empêcher d'éprouver de la pitié et de la colère envers le kidnappeur, ainsi que de la compassion pour la femme de ce dernier, qui semble d'une certaine façon innocente mais pas tant que ça en même temps. C'est un personnage soumis, un peu effacé par rapport à son mari et sa crédulité, le fait qu'elle soit simple d'esprit fait que j'ai plus eu de la compassion pour elle. Un tas de sentiments nous envahit au fil des pages, au fil de cette course poursuite. Un brin d'invraisemblance peut-être à la fin à cause d'une certaine blessure, mais bon je n'en tiendrais pas rigueur.

       Les citations celle de Beckett et de Nietzsche sont intéressante. J'ai une préférence pour la deuxième que je vous cite : "Ce qui est fait par amour toujours s'accomplit par-delà le bien et le mal". Il faut garder cette citation en tête tout au long du livre tant l'auteur la met bien en pratique.

        Petit mot sur l'écriture qui est vive, dans l'action, donc un bon rythme est insufflé à l'intrigue. L'auteur fait toutefois des parenthèses pour dévoiler le passé de ses personnages à des moments opportuns. J'ai aussi aimé le soin apporté aux chapitres de Maggie. Il y a de nombreux passages ou elle compte, elle répète plusieurs fois la même chose, pour se rassurer, pour ne plus penser parfois. Son enfermement laisse forcément des séquelles et se procéder l'aide. Par ailleurs, lorsqu'il le faut l'auteur y va franchement avec un vocabulaire cru dans certaines scènes, ce n'est pas pour rien si je parle de sanglante course poursuite...

         Bref, un bon moment de lecture passé la semaine dernière.

 

Vous aimerez peut-être :

giebel-ombre 

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 19:44

la-vallee-des-tenebresRésumé

 

Comme il s'approchait de la fleur - un sabot de Vénus, à n'en pas douter -, Neil Fellowes perçut une odeur écœurante et faillit suffoquer. Des branches obstruaient le passage. Il commença à les dégager mais n'avança pas davantage. Là, sous un camouflage improvisé, se trouvait l'origine de l'odeur : un corps humain... Neil remarqua deux choses : il semblait animé, la chair ondulait littéralement - et il n'avait pas de visage. " Pour les habitants de Swainshead, un paisible village du

Yorkshire, cette macabre découverte ressemblait étrangement au meurtre, jamais élucidé, qui avait, cinq ans plus tôt, plongé la région dans la terreur. Pour l'inspecteur Banks, les suspects ne manquaient

pas - avec une prédilection, toutefois, pour l'amie d'un notable local, qui s'était évanouie dans la nature après le premier meurtre, puis avait refait surface au Canada où elle avait fréquenté la nouvelle victime. Quelqu'un dans l'ombre faisait tout pour brouiller les pistes et ralentir l'enquête. Crimes passionnels ? Affaire de chantage ? Suicide assisté ?... Cette fois-ci, l'inspecteur Banks n'est pas près de sortir du labyrinthe.

wpe106wpe106

wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

    Ce titre est issu d'une série consacrée à Banks, un personnage qui évolue donc  (professionnellement et personnellement) au fil des livres. Le gros de l'histoire se déroule dans un petit village éloignée de tout, propice à la randonnée et à des vacances au grand air. Mais voilà que dans ce cadre tranquille, un randonneur découvre un cadavre, mais pas n'importe lequel : celui d'un natif du village (natif, mais n'y vivant plus depuis de nombreuses années. Il vivait d'ailleurs au Canada). Pour Banks, cette affaire de meurtre va prendre des proporsions plus importantes, lorsqu'il va apprendre qu'un autre meurtre avait eu lieu quelques années auparavant dans cette même vallée, s'ajoutant à cela la disparition d'Anne Ralston. Trop de faits pour un si petit endroit, cela cache forcément quelque chose.

    D'une part, j'ai bien aimé la place que laisse l'auteur à la vie personnelle et professionnelle de Banks, mais aussi de certains de ses collègues. Ainsi on en apprend sur les ambitions de certains, les rivalités, les jalousies, etc. La vie de famille de Banks est aussi abordée, sa relation avec sa femme, ses enfants. Un bon côté à signaler. Je me suis attachée à cet inspecteur-chef assez atypique.

    Pour ensuite rentrer dans le vif de l'enquête, j'ai pris plaisir à suivre Banks dans ses raisonnements, à le voir provoquer certains protagonistes. J'ai trouvé que Robinson avait soigné la personnalité, l'histoire de chacun, tout cela bien sûr dans le but de servir l'intrigue. Le personnage de Katie est certainement le plus troublant. Emprisonnée dans son éducation, avec son mari (qui se montre violent) et dans ce village, elle souhaite s'émanciper, mais ne franchit pas le pas. Robinson a longtemps braqué un projecteur sur elle et son histoire, faisant d'elle un personnage très important, d'autant plus que la fin lui est consacrée. Quant aux personnages masculin (résidant au village), une relation particulière les unit, une relation dont on saisit l'ampleur à la fin. Pas forcément de l'amitié entre eux en tout cas. En tout cas ce que je peux dire c'est que je n'avais de soupçons sur le coupable qu'aux environs des 60 dernières pages (je pense), mais l'auteur, par ce qui était raconté, le laissait sous-entendre. Je vous rassure, cela ne m'a pas gâché la lecture, comme je vous l'ai dit, il y a cette part importante prise par la vie des personnages qui fait que le lecteur reste accroché à l'histoire et ici c'est le personnage de Katie qui tient ce rôle.

     J'ai lu ce livre fin 2011, j'ai donc fini l'année sur un bon livre. Et j'ai entamé 2012 avec une bonne bande dessinée dont je vous parlerais la semaine prochaine.

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:24

beau parleur jesse kellerman deux terresRésumé

 

Tout va mal dans la vie de Joseph Geist. Il est fauché, sa thèse de philosophie patine depuis des lustres et sa petite amie vient de le mettre à la porte. Alors qu'il frôle le désespoir, une annonce dans un journal retient son attention : « Cherche quelqu'un pour heures de conversation ». Un boulot de rêve pour Joseph ! Parler, c'est ce qu'il fait le mieux et Alma Spielmann s'avère l'employeuse idéale : vieille dame raffinée, érudite et généreuse qui l'invite même à loger dans sa somptueuse demeure. Seule ombre au tableau, Eric, son neveu bien aimé, un jeune homme paumé, énigmatique et manipulateur que Joseph prend en grippe instantanément. Pourtant, il est loin de se douter des conséquences néfastes que les manigances d'Eric auront sur le restant de ses jours.

wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

    Tout d'abord je remercie les Editions des Deux terres pour m'avoir confié la lecture du nouveau roman de Jesse Kellerman. J'avais auparavant lu  Jusqu'à la folie, roman très plaisant mais dont la fin, à mon sens, n'avait pas fonctionné. Je me suis replongé avec plaisir dans ce roman dont le sujet me plaisait d'emblée. Joseph Geist, éternel étudiant en philosophie, travaille sur une thèse dont l'avancement piétine. Du jour où Yasmina, sa copine, le met à la porte, il est comme désespéré, d'autant que vivre chez son ami Drew ne lui convient pas forcément. C'est en répondant à une annonce pour le moins insolite (Cherche quelqu'un pour heures de conversation) qu'il va faire la connaissance d'Alma Spielmann.

      Ce roman, écrit à la première personne, est le récit de la vie de Joseph, de sa déchéance. L'auteur accorde 2 chapitres au passé de Joseph. Deux chapitres particulièrement intéressant parce qu'il nous révèle les fêlures du personnage. Après avoir planté le décor et ses personnages, nous voilà ramené au présent et à sa première rencontre avec Alma. Alma est une femme surprenante, vive d'esprit. L'intérêt pour la philosophie la lie tout de suite à Joseph. En effet, elle-même a rédigé une thèse, qui n'a jamais été publiée. Ce roman est très axé sur la philosophie et l'auteur s'est documenté. Pour ce qui est la teneur des conversations entre Alma et Joseph, elle est centrée sur le libre-arbitre notamment. Sans écrire ces dialogues philosophiques, l'auteur nous en dévoile la teneur dans les descriptions. Le petit plus ici est qu'il fait référence à des concepts qu'il définit, des thèses de philosophes qu'il cite.

      Assez vite, Joseph est invité à loger chez Alma. Leur proximité ne fait que s'accroitre. Si bien que l'arrivée d'un mystérieux neveu dont elle n'avait jamais parlé (Eric) sème le trouble dans l'esprit de Jospeh. Il se croit évinscé en les entendant rire aux éclats, il s'attend à être expulsé, mais il n'en sera rien. Lorsqu'il saisit la teneur de la relation entre Alma et Eric, Joseph le prend définitivement en grippe. Eric réclame régulièrement de l'argent à Alma. A partir de ce moment, je me suis dit, il va se passer un drame. Une menace latente est légèrement perceptible mais on ne sait pas d'où elle viendra. A ce moment on est à peu près au milieu du roman est le suspens ne se fait pas trop sentir. Avec l'arrivée d'Eric, la tranquillité, la quiétude du récit s'évapore, mais ne laisse pas place à un suspens à couper le souffle. L'auteur insinue les choses au fur et à mesure. Ainsi quand on apprend le décés d'Alma, que la question de l'héritage apparait et que Joseph empoche une bonne part de celui-ci. Il bascule alors dans une paranoïa, dans une sorte de folie. Il a par exemple l'impression d'être observé dans la maison. On se rend particulièrmeent compte p.210 à 216 lorsqu'il semble ivre (pas dans le sens où il est ivre d'avoir bu) à l'idée d'être propriétaire de cette maison. Sa soudaine fortune semble lui tourner la tête. Il n'arrête pas de répéter ma maison, ma ceci, mon cela. C'est plus une tension psychologique, un processus de basculement dans une folie meurtrière que décrit Jesse Kellerman ici et c'est réussi.

     C'est pour cela que j'insiste sur le fait que c'est un livre différent du précédent  Jusqu'à la folie, où je me rappelle avoir ressenti une tension, une menace plus palpable, plus directe. On était plus dans l'action alors qu'ici, le lecteur est plus spectateur. A un moment, la première personne est abandonné pour le deuxième du pluriel. Ainsi au lieu de dire : ce que je suis devenu en ces quelques instants me sidère, il dit "Ce que vous êtres devenu en ces quelques instants vous sidère". Il nous embarque avec lui dans cet enchaînement d'évènements, et l'effet sur le lecteur est réussi.

     Dernier point important aussi, c'est la thématique du libre-arbitre, abordé lors des conversations entre Alma et Joseph, est largement développée jusqu'à la fin du roman. En effet, au regard des actes commis par Joseph, une réflexion peut s'engager sur son libre-arbitre. Est-il l'initiateur du meurtre ou bien le meurtre découle-t-il d'une suite d'évènements l'y ayant mené ? Je vous laisse vous faire votre propre jugement à la lecture de ce roman...

 

 Du même auteur : 

68921231

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Livre lu dans le cadre du 

critiquesABC2013  

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:52

accuséRésumé

 

Ce matin de décembre 1982, la jeune Debbie Carter ,rît, étranglée et violée, au pied de son lit défait.
La nouvelle pétrifie la petite ville d'Aria, perdue au c?ur de l'Oklahoma. Bientôt la fièvre s'empare des services de police, jusqu'au délire. Comment expliquer que Gien (tore, dernière personne à avoir vu la victime vivante, n'ait pas été soupçonné ? Pire: comment accorder du crédit à sa seule version des faits Un innocent, Ron Willianson, va pâtir de ces grossières erreurs. Certes, son profil ne plaide pas en sa faveur : ancienne gloire locale du base-ball, alcoolique, dragueur invétéré et dépressif chronique, il fait un coupable idéal.
Mais les charges sont minces. Faux témoignages, interrogatoires musclés, acharnement : le calvaire de Williamson durera douze ans avant qu'il ne soit arraché de justesse au couloir de la mort.

wpe106wpe106wpe106

 

Avis de lecture

 

   Ce livre, bien que justement rangé en section policière dans les librairies, est à mettre à part d'autres romans de ce rayon. En effet, ce livre est davantage un récit, qu'un roman policier. Il est d'ailleurs spécifié que c'est un récit fondé sur des faits réels en quatrième de couverture.

    L'action débute dans les années 80, par la découverte du corps de Debbie Carter, assassinée chez elle. Une enquête débute est très vite la police a Ron Williamson dans son viseur. John Grisham dans le deuxième chapitre exclusivement consacré à Ron, nous décrit sa vie, le contexte de sa situation présente, ses problèmes, etc. Ron, que la vie n'a pas gâté, semble un coupable tout désigné, mais les sous-entendu du narrateur (qui prend parti pour l'accusé) nous amène à la prendre en pitié.

    John Grisham fournit un roman très précis et documenté sur l'évolution du système judiciaire, date et évènement à l'appui. On se doute que pour la résolution d'affaires criminelles dans les années 80 les moyens ne sont pas les mêmes qu'aujourd'hui, mais dans cette affaire, c'est clairement les enquêteurs et leurs méthodes qui sont mises en causes : les indices semblent s'adapter au suspect et non l'inverse. Ils ont un coupable et tout doit tendre à prouver que c'est lui. Remettre en cause leur certitude et chercher un autre coupable n'est pas envisagé ou envisageable. Ces méthodes douteuses font plusieurs victimes, car en plus de l'affaire Carter, une seconde apparait.

    Au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture, j'étais totalement abasourdie et révoltée par les condamnations des soi-disants coupables. Ce livre ne recèle pas de surprises dans sa trame, car il est annoncé en résumé que Ron Williamson va s'en sortir de justesse. C'est la manière dont cela va arriver qui est importante. Grisham nous relate l'évolution psychologique de Ron notamment, qui oscille entre dépression, tentative de suicide, etc. Il aura fallu une dizaine d'années et l'arrivée des tests ADN pour que son innoncence soit prouvé et même comme cela, la police d'Ada a eu du mal à reconnaitre ses torts.

    Ce roman est marquant, tant par les conséquences d'une telle erreur judiciaire, que par l'explication de la mentalité , de la perception de la peine de mort à l'époque. La lecture n'est pas toujours aisée, notamment lorsque l'auteur se lance dans un historique juridique, mais c'est un livre vraiment intéressant et fait réfléchir sur la condition de vie en prison, la peine de mort, la fiabilité du système judiciaire (même si en France cela fonctionne différemment, la question de la fiabilité est tout autant valable).

     Enfin, j'ai aimé la façon dont il introduit la ville d'Ada au premier chapitre, de même que le récit de la vie de Ron Williamson, parenthèse capitale pour comprendre le personnage. Je vais vous avouer en toute franchise que j'ai trouvé le récit parfois monotone, mais c'est une lecture que j'ai malgré tout apprécié, pour les raisons citées plus haut.

 

Lu dans le cadre du

challenge-abc2012

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:29

predateurRésumé

 

Se dissimulant dans les horreurs d'une guerre sans nom, un psychopathe décime les rangs de jeunes soldats que l'on retrouve les uns après les autres sauvagement mutilés. Traquant le dément, analysant son comportement, le lieutenant Frewin et son équipe de la Police militaire établissent peu à peu son profil, faisant monter d'un cran l'angoisse et la panique chez des combattants déjà harcelés par la mort. En se joignant à l'enquête de Frewin, Ann, une jeune infirmière, s'efforce d'identifier les fantômes intimes qui la tourmentent depuis l'enfance. Exsangue, décimée, l'équipe réduite à deux rescapés parviendra-t-elle à abattre le tueur ? Criminologie, suspense, ténèbres.

wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

    On m'a longuement vanté cet auteur, alors j'ai enfin sauté le pas. Le cadre du roman est particulier, puisque l'histoire se déroule au sein de l'armée, en plein conflit. Je me suis demandé si j'allais accrocher avce ça, mais finalement pas de souci.

     Chattam entre dans le vif du sujet avec la découverte d'un corps. L'enquête avance d'ailleurs très vite, à tel point qu'elle semble presque boucler, mais voilà les choses sont plus compliquées qu'elles ne le semblent et ce n'est pas le cas. Entre fausses pistes, théories à l'appel, des meurtres toujours plus violents, la pression monte. En bref, Chattam mélange tous les ingrédients qu'il faut pour m'amener à ne pas le lâcher dans un milieu avec lequel je n'ai pas particulièrement d'affinité. D'ailleurs, je pense que ce qui le mystère autour de Frewin et d'Ann y est pour beaucoup. L'auteur laisse une place à leur histoire personnel, y introduit un mystère qui nous pousse à poursuivre la lecture.

      Voilà un livre que j'ai bien aimé pour toutes ses raisons. Je dois aussi accorder à ce livre une écriture vive, de bonnes descriptions jusque dans celles des meurtres ou des scènes de combats que l'on visualise aisément.

 

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:10

giebel-ombreRésumé

 

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard... Tu commandes ? Apprends l'obéissance. Tu méprises ? Apprends le respect. Tu veux vivre ? Meurs en silence...

 

 

wpe106wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

   Apparemment les divers titres de cette auteure sont très appréciés, mais je n'en avait jamais entendu parler avant. Avec ce livre, elle a su attirer toute on attention. D'abord ce fut le résumé. Saisissant ! Le ton du roman y est donné et m'a tout de suite intriguée.

   L'auteur met d'abord en scène deux personnages dans deux intrigues isolées : un homme (un commandant) et une femme (qui travaille dans la pub). Ces deux personnages ont des fêlures, des blessures occasionnées par un passé douloureux et omniprésent pour l'un, ou un présent tragique pour l'autre. Karine Giebel construit donc deux personnages pour qui on se prend vite d'affection en quelque sorte. Bien sûr le caractère parfois suffisant de Cloé peut exaspérer, mais derrière cette façade, c'est une femme fragile. De même, la froideur, l'autorité d'Alexandre vis-à-vis de ses collègues le rend peu sympathique, mais c'est un personnage en souffrance du début à la fin.

    Pour se pencher, maintenant sur l'intrigue du roman, je dirais que Karine Giebel a su nous mener vers diverses pistes et nous surprend. A un moment, je me suis demandé si finalement Cloé n'avait pas imaginé cet homme qui la harcèle, mais des détails m'ont fait me raviser, avant qu'Alexandre ne commence son enquête. Par ailleurs l'auteure est sans pitié avec ses personnages, mais cela est cohérent. Elle va au bout des choses, au bout de son histoire pour le malheur des personnages, mais le plaisir du lecteur. Enfin, je modère mes propos, ce n'est pas un plaisir, mais je pense que si elle avait suivi une autre voie, j'aurais été déçue et trouvé cela facile.

    Enfin, j'ai apprécié son style d'écriture hachuré. Ces phrases brèves donnent un bon rythme au récit. Son écriture a aussi quelque chose de poétique, notamment les passages où les pensées du harceleur nous sont dévoilées. J'ai aimé sa façon d'alterner l'histoire d'Alexandre et de Cloé et de les réunir. Bref, lisez-le. Ce roman vaut le détour !

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:30

vargasRésumé

 

A priori, tous les dessins de Michel-Ange ont été répertoriés. Et lorsque l'un d'eux fait une apparition discrète sur le marché, il y a tout lieu de supposer qu'il a été volé. Le plus incroyable, c'est que celui qui est proposé à Henri Valhubert, célèbre expert parisien, provient probablement du Vatican ! Qui se risquerait à subtiliser les trésors des, archives papales ? L'affaire se complique lorsque Valhubert est assassiné, un soir de fête, devant le palais Farnèse. Instantanément, les soupçons se portent sur le fils de la victime. Ce dernier fait partie d'un curieux triumvirat d'étudiants, aux surnoms d'empereurs : Claude, Néron et Tibère. En résidence à Rome depuis plusieurs années, tous trois entretiennent des liens singuliers avec la veuve de Valhubert. Une femme au charme envoûtant...

wpe106wpe106wpe106wpe106

 

 

 

 

 

Avis de lecture

 

   Voici le premier roman de Fred Vargas que je lis. Je l'ai découvert grâce à Arnaud qui avez laissé un commentaire à l'article Et vous que lisez-vous du 15 février. Ce livre est donc, pour moi, une belle découverte.

    L'auteur crée une intrigue passionnante autour d'un trafic de dessins, du meurtre d'Henri Valhubert et de Maria. Cette intrigue mêle des personnages haut en couleurs, notamment ce trio d'empereur : Claude, Tibère et Néron. Leur amitié fusionnelle est étrange, peut paraitre troublante par certains côtés. Ce qui caractérise ce trio, c'est l'inconséquence, un brin de fantaisie, de l'arrogance également. Et il y aussi cet évêque qui semble très conciliant avec les enquêteurs et cette femme qui semble envoûter tout son entourage, la femme d'Henri. Que cache-t-elle ?

   C'est dans une intrigue où la relation des uns et des autres doit être démêlé, que Fred Vargas plonge un homme (Richard Valence) chargé d'étouffer l'affaire du meurtre, mais au lieu de cela il va s'amuser à résoudre l'enquête. Le détachement dont il semble faire preuve au début, va vite disparaitre et il va s'attacher à résoudre cette affaire. Quand il croit l'avoir fait, ces conclusions sont remises en cause, en même temps ses conclusions ne reposaient pas sur des preuves matérielles, mais sur une déduction de faits. Les retournements de situation sont nombreux et très intéressants dans ce livre.

  J'ai vraiment apprécié les allusions à la Rome antique, l'écriture de Fred Vargas, ses dialogues dynamiques, la tonalité ironique qu'on y retrouve. Les personnages ne se ménagent pas les uns les autres, c'est ce qui ma plu et donne plus de vraisemblance à l'intrigue. Par ailleurs, on s'attache bien aux personnages, notamment à Tibère, qui a un rôle plus important et qui s'avère être le personnage le plus mystèrieux, en quelque sorte, jusqu'à ce qu'on connaisse le dénouement de l'intrigue.

 

Livre lu dans le cadre du challenge : 

Composition1

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by aucafelitterairedeceline - dans Policier et thriller
commenter cet article