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  • : Je suis passionnée de littérature en tout genre. Sur ce blog, je vais partager avec vous mes lectures et j'espère que vous en ferez autant en me communiquant vos coups de coeur. J'aimerais faire de ce blog, un lieu d'échange. Alors bienvenue à tous !
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 12:19
"Le fils de Sam Green ", de Sibylle Grimbert

Résumé

Un puissant financier prévaricateur entraîne les membres de sa famille dans les vastes escroqueries qu'il organise. Alors qu'il prend conscience des méfaits perpétrés par son père, le fils de Sam Green se demande s'il a été victime ou complice du fraudeur.

"Le fils de Sam Green ", de Sibylle Grimbert

Avis de lecture

Je trouve le sujet de ce roman très intéressant. Développer le point de vue du fils, développer son regard sur le scandale qui éclabousse son père et donc par conséquent lui-même, pour ainsi arriver à poser la question de son identité propre : vaste programme bien mené, à mon goût, par l'auteur.

Alors qui est le le fils de Sam Green ? Quel est son prénom, la base de l'identité d'un individu ? Au cours de ma lecture, cela ne m'a pas choquée, mais après je me suis posé cette même question. J'ai encore parcouru à l'instant le livre et non pas de prénom. Quoi de plus étonnant, pour quelqu'un dont toute sa vie repose sur le fait qu'il est le fils de Sam Green. Sam Green, le génie de la finance chez qui tout le monde veut investir, le charmeur et finalement l'embobineur... Qui est le fils de Sam Green ? Au fil du livre, c'est une des questions auquel le personnage tente de répondre. Ainsi, il nous touche, lui qui a travaillé honnêtement et n'a été mêlé en aucun cas à cette escroquerie. Mais il nous révolte, ce fils qui s'est reposé sur son père, qui manquait d'ambition pour réussir, qui n'est pas brillant et ne semble pas vouloir à l'époque briller pour ce qu'il est et sait faire, trop habitué qu'il est à ne pas être reconnu pour lui-même, mais pour sa qualité de fils de Sam Green.

Ce qui m'amène à une autre interrogation : au fond ne se doutait-il pas de la vérité ? De ce fait quelle est sa responsabilité dans tout cela ? Aurait-il pu faire arrêter tout ça ? Si officiellement, il déclare n'avoir rien reçu, la vérité est plus nuancé et certains passages où le personnage expliquait sa position m'ont paru confus. Il nous révèle en effet, à nous lecteur, sa vérité, ses soupçons, et son aveuglement face à la situation. Parmi toutes ses interrogations et les réponses qu'il y apporte, il s'agit du seul point sur lequel j'ai buté.

Pour finir, j'ai apprécié le livre dans sa globalité, ainsi que son personnage et ses états d'âme. Mais je reprocherai à ce livre certaines longueurs. J'ai apprécié la façon dont ce clos le livre, sur le fils de Sam Green forcément, mais cette fois c'est vraiment à lui en tant qu'individu et non comme fils de Sam Green que revient le dernier mot, un mot sur cette quête d'identité et sur l'avenir qui l'attend.

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Published by aucafelitterairedeceline - dans Rentrée littéraire 2013
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:31
" Nerverdays ", d'Alizé Meurisse

Résumé

Acteur au sommet de sa gloire, le narrateur jouit d'un grand pouvoir de séduction. Pourtant, lorsqu'il découvre une clinique proposant à des clients fortunés de changer d'apparence pendant 48 heures grâce à une injection d'ADN, il se laisse tenter, manière pour lui de réapprendre les joies de l'anonymat. C'est alors que, sous les traits de cet alter ego "sans qualités", il tombe amoureux et décide d'incarner véritablement cet autre, malgré les dangers que cela peut entraîner. Inévitablement, son état phy­sique et mental se dégrade. Le désir effréné d’être cet homme ordinaire le fait basculer "de l'autre côté du miroir". L'acteur finit par s'identifier totalement à ce rôle que lui a dévolu le hasard. Dans cette ronde des identités bouleversées, le lecteur rentre dans la peau de cet homme, subit lui-même cette métamorphose kafkaïenne… Alizé Meurisse mélange les genres en un vertigineux entrelacs de boucles et de jeux de miroirs inversés. Elle aborde par le détour du récit fantastique, voire du conte moral, la complexité des rapports entre les sexes et systématise le jeu des apparences. Si elle transpose au XXIe siècle Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, c'est pour mieux le retourner.

" Nerverdays ", d'Alizé Meurisse

Avis de lecture

En quelques mots, je dirais original, percutant, vulgaire, cultivé. Maintenant, je développe :

Original : si vous croisez ce livre en librairie, ne vous contentez pas de la quatrième de couverture qui dit ceci : « C’est la tension qui compte », phrase, extraite de la page 101, prononcée par le narcissique narrateur. Bon vous avez peut-être déjà lu le résumé que j’ai pris sur le site de la maison d’édition, alors l’originalité, vous avez compris où elle se situe. C’est ce résumé-là qui éveilla mon intérêt. Changer d’apparence grâce à une injection d’ADN pour redevenir un temps quelqu’un d’anonyme, redécouvrir la vie, mais pour notre héros, cette expérience va le changer. Voici un livre qui cible la catégorie des peoples et dont le regard averti et franc du narrateur m’a beaucoup plu. Si vous recherchez une lecture déroutante, insolite, c’est vers ce livre qu’il faut aller.

A noter aussi l’emploi récurrent de l’anglais. oui parlais anglais c’est classe, ici, cela donne un air branché au personnage, seul souci pour moi, c’est que parfois je ne les comprenais pas, obligé d’utiliser un traducteur, mais bon je ne peux m’en prendre qu’à mon faible niveau.

Percutant : tout d’abord, ce mot qualifie mon impression à la lecture des premières pages. Mais cela s’applique aussi bien au propos du narrateur qu’au style de l’écriture. Voici une citation : « Ma vie entière est une publicité pour une voiture silencieuse avec intérieur cuir : il a l’argent, il a le pouvoir, il a une Audi, il aura la femme. Des caisses j’en ai plus d’une et des femmes j’en ai des caisses. ». Il y a ainsi plusieurs phrases de ce style, de nombreux jeux de mots, qui pimentent la lecture.

Vulgaire : En soi, notre acteur est vulgaire, dans sa façon de parler, et ceux tout au long du livre. De plus, il est très porté sur le sexe, la recherche de nouvelles conquêtes, ce qui nous vaut des passages crus et vulgaires, mais cela fait partie du personnage. Il est conscient de ne pas nous être sympathique, il le dit clairement p. 9, mais même à travers « ces caractères d’imprimerie qui n’ont ni [son] charme légendaire ni [son] torse musclé », il séduit le lecteur.

Cultivé ; oui, si notre personnage est vulgaire, il est aussi cultivé, car je ne compte pas les référence littéraire, cinématographique ou même philosophique qu’il fait. Cela surprend vu le personnage, et il semble du coup plein de contrastes.

Pour conclure, il est clair que lorsqu’on lit ce livre, on peut penser au Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde. Cet homme immoral qui en souhaitant conserver sa jeunesse et sa beauté, se perd lui-même et sombre dans la déchéance. Ici l’auteur prend le contre-pied, car ce n’est pas la beauté physique qu’il recherche, puisqu’il l’a déjà, c’est la normalité, l’anonymat. Un rôle qu’il endosse et dans lequel il se perd, il s’englue, je trouve le terme adéquat. J’ai apprécié le conflit intérieur qui apparait entre ce souhait de l’anonymat retrouvé et l’envie d’être reconnu pour ce qu’il est – c’est-à-dire le célèbre et bel acteur – malgré son apparence de type normal. Et la fin inattendue clos parfaitement le livre, que demander de plus. Voici un livre qui, conforme au souhait du narrateur, va rejoindre ma bibliothèque, « une nouvelle brique dans mon mur ».

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 12:12
" Kinderzimmer ", de Valentine Goby

Résumé

En 1944, à Ravensbrück. Mila, 22 ans, est internée dans ce camp de concentration majoritairement féminin. Les détenues trouvent en leur âme la force de survivre et d'imaginer un lendemain. Mila ignore qu'elle est enceinte...

" Kinderzimmer ", de Valentine Goby

Avis de lecture

J’ai constaté que cette année encore la guerre est un sujet qui nourrit un certain nombre de roman. La nouveauté est à chercher dans un nouvel angle d’approche (comme c’est le cas ici) ou encore dans le sujet puisque certains livres s’attachent à parler de la guerre en Afghanistan par exemple.

Pour revenir à Kinderzimmer de Valentine Goby, un roman que j’ai lu avec plaisir, le 1er chapitre met en scène Suzanne Langlois, rescapé du camp de Ravensbrück, intervenant dans un lycée. Son intervention ne se déroule pas tout à fait comme d’habitude et là voilà qui se replonge dans son passé au camp. Tout y passe : son arrivée, le quotidien, le travail, les conditions de vie (la mort, les maladies, la faim, etc) et la façon dont elle s’en sort. J’ai été un peu perdue au moment où l’on plonge dans son passé. Plus de Suzanne, c’est d’une Mila dont il est question. Cela manque de clarté au début, car Mila semblait être une autre personne, dont Suzanne serait la cousine, enfin c’est ce que j’ai cru comprendre, avant de me rabattre sur l’hypothèse (avéré en avançant dans le récit) que Mila est une autre identité. Mila celle qui a vécu le camp.

Le sujet du roman est donc cette Kinderzimmer, qui n’intervient qu’après une bonne moitié de lecture. Mila arrive au camp enceinte, mais cache sa grossesse à tous et presque même à elle-même dans le sens où elle ne veut pas reconnaitre cet enfant qui grandit en elle. Mettre un bébé au monde dans un camp, cela ne s’est apparemment jamais vu à Ravensbrück. Elle trouve finalement du soutien auprès de quelques autres femmes qui l’aident, la protègent. S’il n’a pas été facile de s’émouvoir, d’éprouver de l’empathie pour Mila, j’ai tout de même été sensible à ses interrogations face à sa grossesse, à ce qui grandit en elle. Mila cette jeune femme fragile, qui ne connait rien du déroulement d’une grossesse. Son ventre, elle le considère comme un lieu que les allemands ne pourront s’approprier, tant qu’elle gardera le secret. A la naissance, le même sentiment de possession l’envahit, alors qu’elle doit nommer son enfant. L’existence de la kinderzimmer nous est alors dévoilée. Peuplé d’autres bébés, tous âgés de trois mois maximum, leur durée de vie maximale d’après Sabine la surveillante en quelques sorte. Dans cet endroit, Mila va connaitre joie, tristesse, deuil, et espoir.

Le livre regorge de réflexions très pertinentes qui nous font réfléchir sur la vie dans les camps, la notion de guerre et son début, sa fin, sur la mémoire, le rapport entre l’histoire et l’Histoire. J’ai notamment apprécié ce passage qui s’attache à parler de ce qu’est perdre et gagner la guerre. Pour Mila, l’Allemagne n’aura pas totalement gagné tant que des déportés seront toujours envie dans les camps, tant que la vie s’y accomplira (le camp c’est la vie comme ailleurs, dit une des proches de Mila. Ils mangent, travaillent, dorment, etc…). De même l’Allemagne n’aura jamais vraiment perdu, car Teresa, Lisette, et tant d’autres sont morts dans les camps.

A la fin du roman, j’ai également apprécié cette réflexion sur la petite histoire et la grande histoire. La petite étant celle de Mila, la grande, celle que les lycéens à qui elle parle apprennent, celle que nous-mêmes avons appris.

Dans son écriture, j’ai noté que Valentine Goby utilisait fréquemment de longues phrases descriptives, faisait de longues énumérations de noms, d’actions, comme pour souligner la pesanteur de la vie dans les camps. J'ai trouvé son écriture juste dans le ton et le style pour retranscrire cela. Pour les thèmes qu'il aborde et la façon dont l'auteur y incorpore des réflexions j'espère que ce livre marquera la rentrée littéraire auprès de nombreux lecteurs.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:57
" Tartes aux pommes et fin du monde ", de Guillaume Siaudeau

Résumé

Un garçon et une fille s’éprennent tandis que la caissière cherche laborieusement le code-barres d’une boîte de maquereaux. Il s’attache à un collègue en manutentionnant des palettes de conserves pour animaux. Puis il remercie la propriétaire de son petit appartement pour la tarte aux pommes qu’elle lui apporte. En un mot il apprécie la vie telle qu’elle est. Mais, s’il a bien compris que les chiens ne volent pas – contrairement aux claques – il ignore encore l’usage que l’on peut faire d’un revolver.

" Tartes aux pommes et fin du monde ", de Guillaume Siaudeau

Avis de lecture

Voici un premier roman au résumé bien étrange. Lorsque je l'ai lu, je l'ai trouvé décousu, un peu, il est donc difficile de se rendre compte de l'histoire. Mais je vous rassure, ce sentiment s'estompe à la lecture. On comprend ce que signifie cette histoire de chiens qui ne volent pas, etc.

Le livre se compose de courts chapitres, qui sont autant de brides de vie, de souvenirs ou de sentiments que nous livre le narrateur. Ce qu'il en ressort au fil de la lecture et ce basculement du narrateur dans un état de torpeur et de dépression, notamment à cause de sa rupture avec Alice. Au final, du narrateur, nous ne connaissons pas son nom,. Nous le suivons dans sa vie, dans ce qu'il veut bien raconter. Mais dans cet anonymat, avec l'utilisation de la 1ere personne, n'y aurait-il pas à chercher un caractère impersonnel aux brides de vie racontées, dans le sens où l'auteur s'attacherait à raconter les aléas de la vie, une histoire qui peut arriver à chacun ?

A noter que le ton humoristique et décalé rendent cette lecture agréable, j'ai particulièrement apprécié cela. En bref un livre sympathique grâce à la tonalité du récit, un narrateur qui nous interpelle et un livre faussement léger.

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